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Pour cultiver sa santé!

Les corvées domestiques bonnes pour la santé de la prostate!

par Sonia Chartier, le 11 November 2014, Santé des hommes
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La recherche est formelle : La pratique du sport peut réduire le risque d’ennuis de santé comme le besoin fréquent d’uriner – jour et nuit.

De simples tâches de tous les jours, par exemple le ménage ou le jardinage, peuvent également aider. C’est ce qu’ont observé des chercheurs au département de chirurgie urologique de l’Université Vanderbilt, à Nashville. D’après leurs travaux, plus les hommes sont actifs, moins ils sont sujets à de sérieux problèmes de prostate.

Quelques chiffres…

L’étude a révélé que  40 % des hommes effectuant de légers travaux domestiques souffraient d’importants symptômes au niveau des voies urinaires inférieures, tandis que 38 % des hommes s’occupant activement de l’entretien de la maison n’éprouvaient que de légers symptômes1.

HBP ou SBAU?

On désigne l’ensemble des manifestations associées à l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) sous le nom de symptômes du bas appareil urinaire (SBAU). Ces derniers sont généralement classés en deux types : obstructifs (problème de vidange) ou irritatifs (problème de stockage).

Qu’est-ce que l’HBP?

La prostate est une glande masculine logée autour du col de la vessie. De nature plutôt discrète, la prostate peut commencer à faire sentir sa présence lorsque l’homme atteint la cinquantaine.

Prenant un peu plus de volume année après année, la prostate entrave graduellement l’évacuation de l’urine contenue dans la vessie. La pression exercée sur les voies urinaires peut entraîner de l’inconfort et une sensation persistante de plénitude, et ce, malgré de nombreuses visites aux toilettes dont les résultats sont inversement proportionnels à l’effort fourni…

Si cela se produit la nuit (et c’est souvent le cas), le manque de sommeil vient ajouter au malaise. Cette situation clinique porte le nom d’hyperplasie bénigne de la prostate – ou, en termes plus simples : grossissement de la prostate. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais ce trouble bénin peut quand même miner substantiellement la qualité de vie.

Est-ce que je souffre d’une hyperplasie de la prostate?

Si vous éprouvez certains des symptômes mentionnés plus haut, vous voudrez peut-être jeter un coup d’œil et faire un test de la prostate en ligne. S’appuyant sur le score IPSS (International Prostate Symptom Score), ce test en sept questions vous indiquera de façon générale si le problème d’hyperplasie pourrait vous concerner et, le cas échéant, quelle en serait la gravité.

Si vous savez déjà que vous souffrez d’un grossissement de la prostate, notre test pourra vous aider à vérifier les progrès de votre traitement.

Première chose à faire

Si vous pensez que vos symptômes urinaires pourraient être associés à un grossissement de la prostate, prenez rendez-vous avec votre médecin afin d’obtenir un diagnostic.

Advenant le cas où il s’agirait effectivement d’une HBP, songez à prendre un extrait à base de palmier nain. L’huile provenant du fruit du palmier nain, conditionnée sous forme de capsule, aide à réduire les symptômes d’HBP comme le besoin fréquent d’uriner et les mictions nocturnes. Ce remède tout simple pourrait vous procurer un sommeil beaucoup plus paisible et réparateur en vous évitant d’avoir à vous traîner péniblement jusqu’aux toilettes plusieurs fois par nuit.

Dans votre assiette

Selon une étude américaine, les hommes qui consomment beaucoup de légumes, en particulier les produits riches en bêta-carotène, en lutéine et en vitamine C, sont moins à risque d’HBP2.

Alors, mettez allègrement à votre menu tous les légumes-feuilles verts, le maïs sucré, les légumes de couleur jaune ou orange comme les poivrons, ainsi que les kiwis et le raisin, qui vous procureront ces précieux éléments nutritifs. Une autre recherche a révélé que la consommation quotidienne de quatre portions de légumes ou plus avait pour effet de réduire de 32 % le risque d’HBP, alors qu’un apport accru de matières grasses augmentait ce risque.

Selon la même étude, la consommation quotidienne de viande rouge entraînait quant à elle une augmentation du risque d’HBP de l’ordre de 38 %3.

Autres conseils pour la santé de la prostate

  • Le zinc est excellent pour la santé de la prostate. Les huîtres sont une source de zinc, mais il n’est pas nécessairement facile ni réaliste de les intégrer à votre alimentation quotidienne. Heureusement, vous pouvez vous rabattre sur les graines de citrouille, l’avoine, les pois, l’orge, les amandes, le sarrasin, le riz brun, les haricots adzuki, les œufs, les pommes et les oignons, qui contiennent également du zinc.
  • Consommez des acides gras essentiels, qui peuvent contribuer à réduire l’inflammation de la prostate. Ces acides gras se trouvent dans les noix et les graines, sinon vous pouvez aussi prendre un supplément quotidien d’oméga-3. Les graines de citrouille sont une judicieuse collation qui vous permet de faire d’une pierre deux coups, puisqu’elles procurent à la fois du zinc et des acides gras essentiels.
  • Réduisez votre consommation d’alcool afin d’atténuer les réactions inflammatoires. Plus l’inflammation est présente dans l’organisme de manière générale, plus elle risque d’affecter la prostate. Alors nul besoin de jeter de l’huile sur le feu! L’alcool, la caféine, les aliments très transformés (ce qui inclut habituellement la malbouffe et le prêt-à-manger), le sucre raffiné et le tabagisme sont autant de facteurs aggravant l’inflammation. Bannissez-les ou du moins diminuez votre consommation afin d’atténuer l’effet indésirable sur la prostate.
  • L’embonpoint accroît la gravité des symptômes; en mettant la pédale douce sur l’alcool, le sucre et les aliments riches en matières grasses, vous diminuerez votre apport calorique, ce qui devrait se refléter avec bonheur sur votre tour de taille.
  • Finalement, il semblerait que l’abstinence sexuelle et le retrait sans orgasme contribuent à l’HBP et seraient par conséquent à éviter – voilà une recommandation qui devrait vous réjouir!

[1]Jay H. Fowke*†, Sharon Phillips‡, Tatsuki Koyama‡, Susan Byerly*, Raoul Concepcion§, Saundra S. Motley* and Peter E. Clark†, Departments of *Medicine, †Urologic Surgery, ‡Biostatistics, Vanderbilt University Medical Center, and §Urology Associates, Nashville, TN, USA, 2012

[2] Rohrmann S et al. American J Clin Nutr 2007; 85: 523-529

[3] Kristal AR et al. American Journal of Epidemiology 2008; doi: 10. 1093/aje/kwn389.

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