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Allergie cérébrale, mythe ou réalité?

par Dominique Vanier, B.Sc.H., M.Env.Sc., le 24 August 2016, Allergies @fr, Digestion @fr
allergie cérébrale

Les allergies sont un phénomène courant, banal même, qui affecte un fort pourcentage de la population canadienne.

Elles se manifestent habituellement par de l’écoulement nasal, une irritation de la gorge, des picotements dans les yeux ou des larmoiements, provoqués par des facteurs aussi variés que la présence de certaines substances dans l’environnement ou l’ingestion d’aliments particuliers.

Mais les allergies peuvent-elles aussi déclencher des réactions à l’intérieur du cerveau?

Selon un petit nombre de publications, parfois controversées, une allergie cérébrale serait une réaction anormale à un aliment ou à un autre stimulus qui entraîne des symptômes d’ordre psychologique, émotionnel ou neurologique.

Le fait est que les réactions allergiques ne se limitent pas nécessairement à des effets incommodants sur les sinus ou le système digestif. Elles peuvent aussi susciter une multitude de symptômes émotionnels ou comportementaux : anxiété, agitation, confusion, dépression, palpitations, transpiration, manque de concentration et, comment dire, un certain ralentissement de la pensée, communément appelé « brouillard mental ».

Des études plus récentes suggèrent d’ailleurs l’existence d’un lien entre ce brouillard mental (ou allergie cérébrale) et les troubles digestifs. Un très grand nombre de personnes souffrant du syndrome du côlon irritable ou d’une prolifération bactérienne de l’intestin grêle, par exemple, disent remarquer des changements au niveau cognitif lorsqu’elles ingèrent des aliments auxquels elles sont sensibles.

On soupçonne qu’une petite molécule du nom de zonuline soit à l’origine du mécanisme qui provoque des réactions indésirables au cerveau en présence d’une allergie alimentaire ou d’autres anomalies digestives.

Lorsque la zonuline est présente en plus grandes quantités, elle devient capable d’élargir l’espace qui sépare les cellules de la paroi intestinale, transformant celle-ci en « passoire ». Cette perméabilité accrue s’accompagne également d’une foule de signaux d’alarme en provenance du système immunitaire.

Étonnamment, la zonuline peut aussi affecter la perméabilité de la barrière hématoencéphalique, une structure qui protège le cerveau en bloquant le passage de certaines substances nocives par le sang.

Une barrière hématoencéphalique plus perméable pourrait ainsi provoquer le même effet de passoire, cette fois au niveau cérébral, et par conséquent l’apparition de symptômes caractéristiques comme le brouillard mental, la perte de concentration et l’inflammation.

Quelques siècles avant notre ère, Hippocrate avançait déjà que « toutes les maladies débutent dans l’intestin ». Ce principe se vérifie encore aujourd’hui. En cas d’allergie cérébrale, on devrait donc, avant toute chose, se pencher sur la fonction digestive, l’absorption et l’assimilation des nutriments ainsi que sur la participation du système immunitaire à la digestion.

Certaines approches naturelles pourraient s’avérer fructueuses pour réduire les effets cognitifs déplaisants associés à la perméabilité intestinale et aux allergies :

  • Éviter les déclencheurs et allergènes alimentaires. Si l’inflammation à l’origine des problèmes cognitifs prend naissance dans l’intestin, assurez-vous d’identifier les aliments déclencheurs et évitez-les. Les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable ou d’une prolifération bactérienne de l’intestin grêle trouvent souvent un soulagement en adoptant une diète dite pauvre en FODMAP. Cet acronyme anglais désigne les oligosaccharides fermentescibles, les disaccharides (lactose), les monosaccharides et les polyols – tous des glucides à fermentation rapide qui provoquent des gaz et des ballonnements chez les personnes plus sensibles.
  • Boire Molkosan. Molkosan est une boisson prébiotique riche en acide lactique L+, reconnu pour favoriser le développement de bonnes bactéries intestinales, améliorer la digestion et réduire l’inflammation.
  • Faire de l’exercice. De nombreuses études animales confirment que l’exercice agit positivement au niveau de la flore microbienne intestinale et par conséquent, participe à la santé du cerveau. D’autres études, menées cette fois auprès d’athlètes, donnent à penser que l’exercice contribue peut-être à la diversification des bactéries dans l’intestin, ce qui aurait un effet bénéfique sur la digestion.
  • Régénérer la paroi intestinale. La L-glutamine est une source importante d’énergie pour les colonocytes (les cellules qui constituent le tube digestif). La prise quotidienne de L-glutamine sous forme de poudre pourrait aider à diminuer la perméabilité intestinale et à optimiser la fonction digestive.
  • Diminuer les niveaux d’histamine. Si l’allergie provient d’une réaction immunitaire véritablement de nature allergique, des taux élevés d’histamine seront en cause dans l’apparition des symptômes. Soulagement Allergies est un remède efficace pour réduire les taux d’histamine et soulager les symptômes tels que les picotements dans le nez, les larmoiements et l’irritation de la gorge.

Références :
http://orthomolecular.org/library/jom/2000/articles/2000-v15n01-p005.shtml
http://umm.edu/news-and-events/news-releases/2000/researchers-find-increased-zonulin-levels-among-celiac-disease-patients
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21248165
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3966170/
https://www.psychologytoday.com/blog/the-athletes-way/201601/exercise-alters-gut-microbes-promote-brain-health
http://fitness.mercola.com/sites/fitness/archive/2014/07/04/exercise-gut-bacteria.aspx
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26865645

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