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Le traitement des varices par injections – la sclérothérapie – risqué ou pas?

par Sonia Chartier, le 21 March 2016, Circulation@fr, Santé des jambes - varices
sclérothérapie

co-écrit par Rick Olazabal, B.Sc., BN

Ah, les varices et varicosités… ces ennemies jurées à qui on ne pourra jamais reprocher de vous faire une belle jambe! Mais à quoi donc ces disgracieuses marbrures sont-elles dues? L’hérédité et les habitudes personnelles sont deux facteurs de premier plan du développement de varices et autres troubles veineux.

Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à en être affectées et plusieurs sont fermement déterminées à leur livrer bataille – mais avec quelles armes? Cet article décrit sommairement la sclérothérapie (c’est-à-dire le durcissement de la paroi veineuse par voie chirurgicale) et propose également quelques options plus « naturelles »…

Qu’est-ce que la sclérothérapie?

La sclérothérapie consiste à injecter une substance dans une veine superficielle pour qu’elle durcisse puis s’atrophie. À l’heure actuelle, il s’agit du principal traitement des petites varices (ou varicosités) des membres inférieurs. Trois types de varicosités peuvent être traitées de cette façon : les télangiectasies (petites, rouges et aplaties), les veinulectasies (bleues et parfois distendues) et les veines réticulaires (petites et bleues). Les grosses veines ne répondent pas aussi bien à la sclérothérapie.

Comment procède-t-on?

Le thérapeute insère une aiguille dans la veine, un peu comme pour un prélèvement sanguin, mais au lieu d’aspirer le sang, il injecte un liquide « sclérosant ». Cette solution (contenant de l’eau saline, de la glycérine, du tétradécyl sulfate de sodium, etc.) prend la place du sang et réagit avec la paroi des veines pour les faire durcir. Chaque injection est habituellement de très faible volume (de 0,1 à 0,4 ml). Le nombre d’injections varie en fonction de la taille de la veine; elles seront espacées de 2 à 3 cm pour couvrir toute la longueur apparente du vaisseau sanguin. Le liquide est injecté lentement afin d’éviter l’inconfort ou la sensation de brûlure.

Est-ce douloureux?

Un agent anesthésiant et sclérosant, le polidocanol, est d’abord appliqué localement pour réduire la douleur. Le polidocanol est indolore à l’injection et l’incidence de réactions allergiques est très faible. La glycérine, quant à elle, est visqueuse et provoque une certaine douleur à l’injection (c’est pourquoi on l’administre souvent en association avec la lidocaïne pour atténuer l’inconfort). La glycérine s’avère plus efficace que le polidocanol pour traiter les télangiectasies (« veines en araignée ») et les veines réticulaires, mais malheureusement, elle peut aussi être plus douloureuse. Ce sont là des aspects que votre médecin ou chirurgien discutera avec vous.

Pourquoi traiter?

La sclérothérapie est une intervention principalement d’ordre esthétique, mais elle permet aussi de réduire les symptômes associés aux troubles veineux, comme la douleur et la sensation de brûlure dans les jambes.

Quels sont les risques?

Toute procédure médicale comporte des risques. Dans le cas de la sclérothérapie, les effets secondaires possibles sont les suivants :

  • Ecchymoses (effet temporaire, qui disparaîtra avec le temps)
  • Hyperpigmentation (effet temporaire et moins fréquent pour les petits vaisseaux)
  • Réactions allergiques (urticaire et possiblement anaphylaxie, quoique ce soit très rare)

Le traitement empêchera-t-il le développement d’autres varices?

Hélas, la réponse est « non »; il est probable que de nouvelles varices feront leur apparition au fil du temps. Les séances de traitement auront lieu à intervalles de 2 à 8 semaines et il pourrait être nécessaire de répéter par la suite.

Qui devrait éviter la sclérothérapie?

D’après la documentation scientifique actuelle, la sclérothérapie est contre-indiquée chez les femmes enceintes de même que chez les personnes ayant des problèmes médicaux qui les rendent plus vulnérables, comme la thrombophlébite (en raison du risque d’embolie pulmonaire), l’hypercoagulabilité (coagulation rapide du sang) et une allergie connue à l’un ou l’autre des agents sclérosants.

Y a-t-il d’autres solutions pour traiter les varices?

La modification des habitudes de vie fait en général partie des recommandations d’usage, dépendamment des symptômes. Si vous éprouvez de la douleur et une sensation de brûlure après une station debout prolongée, vous pourriez trouver un soulagement en vous assoyant et en surélevant vos jambes.

Si vous êtes peu actif physiquement, 10 à 30 minutes de marche par jour devraient améliorer votre circulation. Il importe de souligner qu’il n’y a aucun lien entre l’intensité des symptômes et la gravité des varices. En cas de doute, consultez un médecin.

Celui-ci vous recommandera peut-être le port de bas de contention. Si vous souhaitez faire appel à la phytothérapie, sachez qu’un seul supplément naturel, l’extrait de graines de marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), a vu son efficacité confirmée par des études scientifiques jusqu’à maintenant. Pour connaître d’autres options thérapeutiques naturelles, consultez un docteur en naturopathie agréé.

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