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Les effets du stress: une menace pour le cerveau

par Sonia Chartier, le 20 June 2016, Stress et sommeil
effets du stress

co-écrit par Rick Olazabal, B.Sc., BN

Le stress est omniprésent dans nos vies. Depuis longtemps on entend dire, à la blague, qu’il n’y a que deux certitudes en ce bas monde : la mort et les impôts! Selon moi, il est plus que temps d’actualiser cet adage pour y ajouter un autre incontournable – le stress.

Le stress a presque toujours une connotation négative en raison des graves effets qu’il peut avoir sur notre santé. Or, le stress n’est si « bon » ni « mauvais »; ses effets pourront être bénéfiques ou néfastes selon la durée de l’état de stress…

Une poussée de stress intense, soudaine et de courte durée est un réflexe issu de l’évolution et nécessaire à la survie des espèces : c’est un signal que l’organisme envoie pour avertir d’un danger imminent (et qui souvent, du moins avant l’ère moderne, était potentiellement mortel).

Un stress limité dans le temps est donc tout à fait légitime et bénéfique; le problème, c’est quand cet état se prolonge et devient permanent. On sait maintenant que le stress chronique entraîne des modifications à long terme de la structure et du fonctionnement du cerveau. Ces observations scientifiques pourraient expliquer pourquoi les personnes exposées à un stress chronique au début de leur vie sont sujettes à développer plus tard des problèmes mentaux comme de l’anxiété et des troubles de l’humeur, de même que des difficultés d’apprentissage.

Comment le stress agit-il pour affecter ou endommager le cerveau?

Le stress modifie le comportement même du cerveau (c’est-à-dire la manière dont les cellules du cerveau communiquent entre elles). Cela affecte en retour le type et la quantité de certaines hormones (par exemple le cortisol), créant ainsi à long terme un véritable bouillon de culture pour un éventuel désastre.

On pense depuis longtemps que les maladies associées au stress, comme l’état de stress post-traumatique (ESPT), peuvent déclencher des changements structurels à l’intérieur du cerveau, ainsi que la taille et la connectivité des amygdales (si vous vous souvenez bien du billet du mois dernier, nous avons vu que cette partie du cerveau joue un rôle au niveau des émotions et de l’anxiété).

Le stress chronique fait grimper les niveaux de cortisol; il peut alors s’ensuivre une surproduction de cellules indésirables et une diminution du nombre de neurones (les cellules cérébrales chargées de l’« action »). Les neurones sont responsables des fonctions supérieures du cerveau, comme la pensée, le calcul et la prise de décisions.

L’« hippocampe », une autre région du cerveau affectée par le stress, sert de station de retransmission pour la mémoire et les émotions. On sait que la taille de l’hippocampe diminue sous l’effet de périodes prolongées de stress, ce qui pourrait avoir un lien non négligeable avec des troubles comme la schizophrénie, l’autisme, la dépression, le suicide, le TDAH et l’ESPT.

Quels sont les symptômes?

Les symptômes de stress chronique sont variables et non spécifiques. Chacun gère le stress à sa manière – d’aucuns ont tendance à refouler leurs émotions, d’autres les extériorisent, certains vont trouver un exutoire dans la consommation, etc. Sur le plan physique, le stress entraîne souvent un état de grande fatigue à longueur de journée, ou encore de l’irritabilité.

Certaines personnes peuvent manifester des signes de dépression, en particulier celles qui ne savent pas comment gérer les situations stressantes de même que celles qui se sentent « prises au piège ». Il n’est pas rare non plus de se sentir agité et anxieux la nuit, ce qui est évidemment propice aux troubles du sommeil. Ces mêmes personnes peuvent également éprouver des symptômes typiques du syndrome du côlon irritable (l’anxiété est un facteur de premier plan). D’autres verront réapparaître les symptômes d’autres troubles chroniques et auto-immuns.

Que peut-on faire?

  • Selon les données scientifiques et empiriques, la pratique régulière de l’exercice (3 ou 4 fois par semaine, pendant au moins 30 minutes) est peut-être le meilleur moyen de réduire le stress. Si vous manquez de temps, faites ce qu’il faut pour en trouver, vous vous en féliciterez plus tard!
  • La méditation de pleine conscience peut fournir un autre moyen d’atténuer le stress et d’abaisser les niveaux de cortisol. Toute habitude de vie qui exerce un tel effet peut améliorer la structure et la connectivité du cerveau.
  • Certains traitements non médicamenteux, par exemple l’acupuncture, la massothérapie et la psychothérapie, peuvent aussi être envisagés. Il ne faut surtout pas être embarrassé ou avoir honte de demander un coup de pouce. Les psychologues et psychothérapeutes sont là pour vous aider, pas pour vous juger!
  • Il existe finalement un grand nombre de remèdes traditionnels et de préparation maison à base de plantes médicinales, dont certaines ont fait l’objet d’études approfondies quant à leur efficacité et leur innocuité (rhodiole, valériane, passiflore, etc.). Si vous avez des inquiétudes relativement à votre santé, parlez-en à votre médecin. Si vous souhaitez prendre votre santé en main de manière plus globale (corps-esprit), n’hésitez pas à consulter un docteur en naturopathie agréé afin d’obtenir des conseils supplémentaires.
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