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Les effets néfastes de la constipation sur la prostate

par Sonia Chartier, le 17 December 2015, Digestion@fr, Santé des hommes
constipation

Le rapport entre la constipation et la prostate, c’est un peu comme la question de l’œuf ou de la poule. L’œuf : La constipation, donc l’accumulation de selles dans l’intestin, peut faire pression sur la vessie et la prostate et ainsi provoquer des symptômes urinaires semblable à ceux du grossissement de la prostate.  La poule : une prostate élargie peut faire pression sur l’intestin et causer la constipation.  Mais ça ne s’arrête pas là…

D’abord la constipation

Tout le monde sait en gros de quoi il s’agit…mais peut-être pas en détails.  La constipation se produit quand une accumulation de selles bloque l’intestin.  Les selles deviennent dures et sèches et difficiles à évacuer.  Elle donne lieu à une évacuation insuffisante (moins de 3 fois par semaine)*.  L’eau contenue dans les selles est absorbée dans l’intestin.  Si elles y séjournent trop longtemps, l’eau se fait complètement absorber et les selles deviennent sèches et dures.

À part l’inconfort et le temps perdu à la toilette quand on essaye d’évacuer, quel est le problème?  La réponse est dans le contenu.  Les selles sont les déchets du corps, destinées à être évacuées rapidement car elles contiennent des toxines et des bactéries.  Elles ne devraient donc pas être entreposées dans l’intestin car plus longtemps elles y stagnent, plus le contenu se décompose, se putréfie, des bactéries pullulent et produisent d’avantages de toxines. Passons.

Le rapport avec la prostate?

Les intestins sont situés juste à côté de la prostate.  S‘il s’y trouve une surabondance de toxines et qu’elles suintent dans les tissus environnants, elles auront un impact direct sur la prostate. Si les toxines pénètrent dans cette dernière, elle risque de s’enflammer et de devenir douloureuse.

Quand les intestins sont remplis de selles, ils peuvent exercer une pression sur la prostate et la vessie.  Les efforts excessifs fournis pour déféquer affectent les muscles pelviens qui sont importants pour les intestins et le contrôle de la vessie. Celle-ci risque de ne pas se remplir autant qu’elle le devrait et de se contracter quand elle ne le devrait pas. Une grande quantité de selles peut aussi empêcher la vessie de se vider complètement. Si on ajoute ceci aux symptômes urinaires causés par le grossissement de la prostate, vos visites aux toilettes risquent d’occuper le plus clair de votre temps.

Le lien étroit entre constipation et prostate se traduit également par une élévation de l’APS (antigène prostatique spécifique) chez les hommes constipés1.  L’APS est une protéine fabriquée par la prostate, qui se retrouve surtout dans le sperme mais aussi, en petites quantités, dans le sang. Une quantité anormalement élevée d’APS dans le sang peut signifier un cancer de la prostate, ou une autre affection de la prostate.  Le test d’APS utilisé pour la détection du cancer et le suivi de traitement, peut être affecté par la constipation, ce qui n’est évidemment pas souhaitable. Une fois la constipation soulagée, le taux d’APS redevient normal.

D’un autre côté, un grossissement de la prostate, d’origine cancéreuse ou non, est un facteur de constipation.  En effet, une prostate élargie peut faire pression sur le rectum et rendre la défécation difficile.  En cas de constipation chronique qui ne disparait pas malgré une diète riche en fibres et de exercice régulier, un examen de la prostate est souhaitable.

Viser la régularité, au bénéfice de la prostate

La première étape pour soulager la constipation est d’améliorer l’alimentation. Idéalement, on évite les aliments transformés riches en sucre, sel, gras saturés ou trans qui sont difficile à digérer et à éliminer.

Ensuite, il faut boire de l’eau.  Beaucoup d’eau.  Et éviter le café et les boissons gazeuses.

Adopter les fibres :

  • Légumes verts (plus facile à digérer une fois cuits), particulièrement le brocoli, le chou frisé, les épinards et les poireaux
  • Fruits secs tels pruneaux, raisins, figues, mangues, dattes, etc.
  • Jus de pruneaux.
  • Céréales entières : dans le pain, céréales à déjeuner et pâtes. Le gruau nature comme petit déjeuner est un excellent choix. Le blé, omniprésent, peut être avantageusement remplacé par le quinoa ou le millet.
  • Riz brun à privilégier au lieu du riz blanc.
  • Graines de lin : elles ne payent pas de mine mais prises avec de l’eau, leur contenu en mucilages aident à débloquer les intestins. On peut aussi les prendre sous forme de supplément.
  • Les betteraves! Délicieuses, riches en fibres et vitamines, elles aident à soulager la constipation.

Soyez aux petits oignons avec votre flore intestinale : elle joue un rôle important dans le processus digestif.  Il faut favoriser la croissance des bonnes bactéries intestinales qui composent la flore, pour prévenir et enrayer la constipation.  Les aliments prébiotiques tels oignon, topinambour, asperge, chicorée, ail et banane, nourrissent ces bonnes bactéries.  Rien de bien exotique!

On peut aussi adopter l’extrait de petit-lait Molkosan pour créer un environnement dont le pH est favorable à leur prolifération. Molkosan promouvoit ainsi la régularité.

Faites une croix sur la sédentarité. L’exercice régulier, ne serait-ce qu’une bonne marche par jour, favorise le péristaltisme (c’est-à-dire la suite de mouvements qui fait progresser la nourriture dans le tube digestif).

Attention au stress.  Quand on est trop stressé, on ne prend pas toujours le temps de s’asseoir et de relaxer devant un repas, et surtout de bien mastiquer les aliments.  La digestion s’en trouve affectée et la constipation s’en suit.

Quand on n’entrevoit pas la possibilité de réduire le stress, et que notre digestion est difficile, il est possible de prendre des plantes amères comme celles rassemblées dans le Boldocynara. Celui-ci stimule la bile et facilite la digestion. La bile émulsifie les selles, ce qui facile leur passage.

Peu importe donc, que ce soit l’œuf ou la poule qui vienne en premier, pour la prostate, la constipation n’est pas de bonne compagnie.

* On évacue les selles normalement de 1 à 3 fois par jour, bien que 3-4 fois par semaine puissent être suffisant.

Référence:
1- PMID: 22040453

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