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L’hyperplasie de la prostate et l’alimentation

par Sonia Chartier, le 17 June 2014, Santé des hommes
L'hyperplasie de la prostate et l'alimentation

« On n’a pas le choix de se nourrir, alors aussi bien choisir des aliments qui sont bons pour la santé en général et celle de la prostate en particulier. »

VOUS AVEZ DIT HBP?

L’hyperplasie bénigne de la prostate, ou HBP, est un gonflement bénin (non cancéreux) de la prostate causant une obstruction du passage de l’urine provenant de la vessie. Il s’ensuit des symptômes désagréables tels que la vidange incomplète de la vessie (d’où le besoin constant d’aller au petit coin), un faible débit urinaire et bien sûr les nombreux levers durant la nuit pour tenter vainement de soulager sa vessie.

QUI EST À RISQUE?

Les homes. Le plus souvent, ce problème se manifeste une fois franchi le cap de la cinquantaine, puisqu’il est causé par une inflammation des cellules de la prostate liée au vieillissement ou par une augmentation du nombre de cellules prostatiques. Toutefois, il peut aussi arriver que des facteurs associés à l’alimentation et au mode de vie encouragent les réactions inflammatoires de l’organisme, accentuant la gravité des symptômes.

QUEL EST LE RÔLE DU RÉGIME ALIMENTAIRE?

C’est dans les pays occidentaux comme les États-Unis que les taux d’incidence des troubles de la prostate sont les plus élevés, alors qu’ils sont les plus bas dans les pays asiatiques comme Singapour1,2. Les hommes qui émigrent des pays d’Asie vers l’Ouest et adoptent un régime typiquement occidental, riche en matières grasses, voient grimper leur risque de développer des troubles de la prostate3, ce qui donne à penser que le régime alimentaire pourrait être lié à la maladie. Selon certaines observations, une alimentation pauvre en légumes et en légumineuses pourrait également avoir un effet défavorable4.

La santé est dans l’assiette

Selon une étude américaine, les hommes qui consomment beaucoup de légumes et de fruits, notamment ceux qui sont riches en bêtacarotène, en lutéine et en vitamine C, sont moins à risque d’HBP5. Vous pouvez donc vous en donner à cœur joie avec tous les légumes-feuilles verts, le maïs sucré, les légumes de couleur jaune ou orange (tels les poivrons), les kiwis et les raisins, qui vous apporteront ces éléments nutritifs. Mais gare à ne pas trop faire cuire vos légumes – vous risquez alors d’en perdre la vitamine C – et empressez-vous de consommer tous les produits maraîchers pendant qu’ils sont bien frais, au lieu de les laisser se faner et ramollir tranquillement. En effet, le temps tout comme la chaleur contribuent à la perte des précieux nutriments que contiennent les fruits et légumes.

Une autre étude a démontré que la consommation quotidienne de quatre portions ou plus de légumes réduisait le risque d’HBP de 32 %, alors qu’un apport accru d’aliments gras augmentait ce risque. La consommation quotidienne de viande rouge s’est également avérée néfaste, haussant le risque d’HBP de 38 %6.

Le livre de recettes Healthy Eating: Prostate Care Cookbook, rédigé par la professeure Margaret Rayman, Kay Gibbs et Kay Dilley, prône la consommation de crucifères et de produits de la famille des Allium7. Ces aliments sont entre autres le brocoli, le chou-fleur, les choux de Bruxelles et le chou pommé, de même que le chou vert frisé, le chou-rave, le cresson et les radis; les poireaux, les oignons et l’ail sont également bénéfiques. Ne vous gênez pas pour en remplir votre assiette afin de lui donner de la couleur et du piquant!

N’hésitez pas non plus à consommer des aliments riches en zinc, car les bienfaits de cet élément minéral pour la santé de la prostate sont étayés par de nombreuses données scientifiques8. Les mollusques et les crustacés, les graines de citrouille, les noix de pin, les pacanes, le poisson et les œufs en sont autant de sources à considérer dans votre menu. Par contre, sachez que l’alcool nuit à l’absorption du zinc, alors mettez la pédale douce sur la dive bouteille. Finalement, les gras saturés ne présentent aucun avantage pour quelque aspect de la santé que ce soit, et encore moins pour la prostate7; recherchez plutôt les bons gras provenant des noix, des graines et du poisson (non frit, il va sans dire!).

 [1] Zhu Y-P et al. Asian Journal of Andrology 2009; 11: 104-108

[2] Cheng I et al. Cancer Epidemiology 2005; 14: 1692-1696

[3] Tymchuk CN et al. Journal of Urology 2001; 166: 1185-9

[4] Bravi BF et al. Food groups and risk of benign prostatic hypertrophy Urology, 2006, vol. 67, pp. 73–79

[5] Rohrmann S et al. American J Clin Nutr 2007; 85: 523-529

[6] Kristal AR et al. American Journal of Epidemiology 2008; doi: 10. 1093/aje/kwn389.

[7] The Prostate Care Cookbook, Professor Margaret Rayman, published by Kyle Cathie

[8] Leake A et al. J Steroid Biochem 1984; 20: 651-5, and Acta Endocrinol 1984; 105: 281-8

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