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L’oxygénation du cerveau est importante: manquez-vous d’oxygène?

par Sonia Chartier, le 23 August 2016, Circulation@fr
l’oxygénation du cerveau

co-écrit par Rick Olazabal, B.Sc., BN

La respiration est un processus physiologique relativement complexe, observable non seulement au niveau du poumon tout entier, mais aussi à l’échelle infiniment réduite de la cellule. Si vous souffrez d’insomnie, voilà un sujet quasi inépuisable pour occuper vos heures de veille!

Sérieusement, la respiration est un processus fascinant, dont les implications sont incroyables. Nous savons tous que l’oxygène est essentiel à la vie, et que chacune de nos cellules doit s’approvisionner en oxygène (O2) et se débarrasser du dioxyde de carbone (CO2). Ce qu’on sait moins, c’est qu’aucun organe n’exerce autant d’autorité sur l’oxygène que le cerveau – pas même le cœur!

En fait, notre cerveau a pour fonction d’assurer un « contrôle cohérent » de toutes les actions et fonctions de l’organisme, ce qui nécessite de grandes quantités d’énergie, et donc de l’oxygène. Si l’apport d’oxygène est insuffisant, ce mécanisme de contrôle n’est plus optimal. Le présent article traite des fondements de l’oxygénation du cerveau et aborde certains des facteurs de risque et symptômes de l’hypoxie (faible concentration d’oxygène dans le sang), ainsi que les moyens d’améliorer l’oxygénation.

Quelle est l’importance de l’oxygénation du cerveau?

La réponse à cette question ne tolère aucune ambiguïté : l’oxygénation du cerveau est très importante. Si vous en doutez, essayez de retenir votre souffle pendant quelques minutes… mais non, n’en faites rien! Croyez-moi sur parole. Je ne vous apprends sans doute rien en vous disant que le cerveau est l’organe souverain du corps humain, qui contrôle chacune de ses fonctions. Pour ce faire, il doit recevoir de grandes quantités d’oxygène.

Mais pourquoi au juste nous faut-il de l’oxygène? Ce besoin est étroitement lié à l’évolution de la vie sur Terre et aux concentrations d’oxygène dans l’atmosphère. Tout organisme aérobie a besoin d’oxygène afin de produire l’énergie nécessaire pour demeurer en vie. De la même façon qu’un feu a besoin d’oxygène pour rester « vivant » (qui n’a jamais soufflé sur des braises pour empêcher un feu de s’éteindre?) ou qu’un moteur a besoin d’oxygène pour assurer une combustion, les organelles (de tout petits organes producteurs d’énergie) de la cellule ont besoin d’oxygène pour nous garder en vie. Chacune de nos cellules en a besoin pour ses fonctions métaboliques. Et même si le cerveau n’est pas thermogénique (il ne produit pas de chaleur), il consomme une quantité d’oxygène absolument disproportionnée – jusqu’à 25 % de tout l’oxygène qui entre dans le sang.

Même si la respiration est normale, le cerveau ne reçoit pas toujours assez d’oxygène.

Le cerveau possède des centres respiratoires qui contrôlent de près la respiration, à partir de l’information recueillie par des capteurs situés dans d’autres parties du corps. Ces capteurs sont capables de détecter les modifications chimiques, les fluctuations du pH, la présence d’irritation, etc. Dans des circonstances normales (par exemple chez un non-fumeur en santé, vivant au niveau de la mer), la respiration est aisée et son rythme se situe entre 12 et 20 inspirations/expirations à la minute.

À présent, si la même personne se retrouve au sommet d’une montagne, elle aura besoin d’un apport supplémentaire d’oxygène et sa respiration « normale » pourrait ne pas suffire. C’est là que les fameux capteurs entrent en jeu et que le cerveau met en branle des mesures compensatoires. Si ces dernières ne parviennent pas à rééquilibrer les niveaux d’oxygène, le cerveau passe en mode de protection – ce qui se traduit habituellement par une perte de conscience.

Il est important de noter que si l’oxygène n’est pas le seul gaz régi par le cerveau, c’est toutefois le seul qu’il puisse utiliser pour assurer la survie des cellules cérébrales. Le CO2 joue lui aussi un rôle substantiel dans la régulation de la respiration. C’est en fait la relation entre O2 et CO2 – et la manière dont ces derniers fluctuent – qui régit véritablement la respiration. Le CO2 est par contre un sous-produit – ni plus ni moins qu’un déchet – du métabolisme, qui doit être évacué.

Durant l’exercice, même si la respiration demeure régulière (quoique vous pourriez manquer de souffle à l’occasion si vous n’êtes pas entraîné ou que vous déployez un effort intense), la quantité relative d’oxygène qui parvient au cerveau diminue puisque la demande métabolique augmente partout dans l’organisme. Cet ajustement peut avoir un effet protecteur en vous obligeant à ralentir et à passer en phase de récupération.

Les personnes aux prises avec des problèmes d’origine inflammatoire comme l’asthme ou l’emphysème peuvent respirer de manière apparemment normale sans pour autant bénéficier d’une oxygénation adéquate. L’inflammation ou la détérioration des cellules pulmonaires empêchent l’échange entre CO2 et O2 de se faire correctement, d’où l’importance pour ces personnes de consulter un médecin et d’utiliser des bronchodilatateurs pour atténuer leurs symptômes et augmenter leur apport d’oxygène.

Quels sont les facteurs de risque d’un manque d’oxygène?

L’hypoxie est une menace pour la santé. Il s’en faut de peu pour qu’un manque d’oxygène entraîne des dommages irréversibles et même la mort. C’est particulièrement vrai pour les personnes qui subissent un AVC ou une crise cardiaque. On n’insistera jamais assez sur la nécessité de reconnaître les signes avant-coureurs et d’agir VITE. Cela vaut également pour les intoxications au monoxyde de carbone (« CO »). Veillez à vous munir de détecteurs de CO et évitez de vous approcher du tuyau d’échappement de votre voiture; évitez aussi de vous tenir à proximité des autoroutes ou même de courir près de la route.

Parmi les autres facteurs de risque importants, on peut citer l’intoxication alcoolique sévère, la noyade, l’asphyxie, les traumatismes à la tête (lesquels peuvent être très sérieux, sinon critiques), la suffocation, la baisse marquée de la tension artérielle, la chirurgie (à cause d’une réaction à l’anesthésie), l’asthme, l’apnée du sommeil et ainsi de suite. Sans oublier non plus le tabagisme, certaines activités comme l’exploitation minière, les déplacements dans des endroits en haute altitude (à moins d’y être né) de même que le fait de retenir son souffle trop longtemps sous l’eau… ou encore d’oublier de respirer durant l’entraînement!

Quels sont les symptômes?

Une intoxication au CO peut se manifester d’abord par des étourdissements, des maux de tête, des nausées ou des vomissements. Soyez à l’affût des signes plus spécifiques, comme la modification de la parole ou des mouvements du visage, une mobilité réduite du corps, des problèmes de mémoire ou des difficultés à prendre une décision. Les symptômes peuvent aller jusqu’aux convulsions, au coma et à la mort cérébrale.

Comment faire pour oxygéner notre cerveau?

Personnellement, je ne vous conseille pas de vous précipiter vers un bar à oxygène. Un surplus peut s’avérer tout aussi nocif qu’un manque d’oxygène et provoquer une inflammation et des dommages sévères. Commencez plutôt à exercer votre capacité pulmonaire en prenant de grandes respirations, pas trop rapides, pendant quelques secondes; les activités comme le yoga et la méditation s’y prêtent très bien.

La marche et la course peuvent stimuler la circulation du sang dans tout le corps, y compris le cerveau. Plus le sang circule, mieux se font les échanges gazeux. Faites une promenade dans la nature; évitez la ville et allez prendre une bonne bouffée d’air frais de temps en temps. Non seulement cela vous aidera-t-il à respirer plus aisément, mais vous ressentirez moins les effets du stress!

Je vous suggère également de passer régulièrement des examens afin de vérifier vos taux d’hémoglobine, de ferritine, de vitamine B12 et d’hormones thyroïdiennes. L’hémoglobine est la molécule chargée du transport de l’oxygène. Des carences en hémoglobine et en ferritine entraînent l’anémie et l’hypoxie. De la même manière, de faibles taux de B12 peuvent nuire à la production de globules rouges (les cellules qui se gorgent d’hémoglobine afin de transporter l’oxygène et le dioxyde de carbone). En raison des symptômes qui peuvent parfois s’apparenter, il est bon de vérifier aussi les hormones thyroïdiennes.

Lorsque tous ces éléments auront été vérifiés et corrigés au besoin, demandez à un naturopathe agréé si la prise de produits comme le Ginkgo biloba serait indiquée pour vous. Le ginkgo est reconnu pour sa capacité à accroître le flux sanguin vers le cerveau, et par conséquent son oxygénation, ce qui améliore la fonction cérébrale dans son ensemble.

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