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Pour cultiver sa santé!

Quelque chose vous picote et ça vous chicote? Faisons le point!

par Sonia Chartier, le 24 octobre 2016, Circulation@fr, Santé des jambes - varices
fourmillements

co-écrit par Rick Olazabal, B.Sc., BN

Ça vous est sans doute déjà arrivé : un pied ou un bras qui « tombe endormi »… vous ne sentez plus rien, puis, lorsque vous bougez à nouveau votre membre, vous avez l’impression qu’une armée de fourmis s’y promène.

N’importe qui peut être sujet à de tels fourmillements, mais ceux-ci sont plus fréquents avec l’âge. Dans cet article, nous examinerons en quoi consiste cette curieuse manifestation et comment la prévenir.

D’où viennent ces fameux fourmillements ?

Qu’on la compare à des fourmis ou à des aiguilles, cette sensation est en fait produite par le cerveau, qui interprète l’information transmise par les cellules nerveuses. Ce désagréable effet d’engourdissement suivi de picotements, appelé paresthésie, peut être dû à divers problèmes, notamment le diabète, l’hypothyroïdie, l’alcoolisme et bien d’autres.  La paresthésie se déclenche lorsqu’une anomalie vient perturber la manière dont les cellules nerveuses transportent les données sensorielles jusqu’à la moelle épinière et au cerveau. Par analogie, imaginez un message texte qui aurait été modifié par un correcteur automatique au point d’être totalement vidé de son sens.

Cela étant dit, il faut aussi se demander ce qui provoque ces troubles fonctionnels. Une cause fréquente est le blocage de l’afflux sanguin au membre, ou même la compression des nerfs sensoriels qui s’y trouvent (par exemple lorsque vous vous assoyez sur une jambe, ou encore que votre siège est très dur sous vos fesses, provoquant une très désagréable sensation le long de vos jambes). Des conditions plus graves peuvent engendrer une paresthésie sévère, notamment le syndrome du canal carpien et l’arthrite de la colonne vertébrale.

Liste partielle de conditions pouvant être accompagnées de fourmillements :

  • diabète
  • hypothyroïdie
  • alcoolisme
  • carence en vitamine B12 (cobalamine) à cause de l’alimentation, de la prise de médicaments ou d’une mauvaise absorption
  • doses élevées de vitamine B6
  • lupus (LED)
  • métaux lourds toxiques (ex. : plomb, mercure)
  • certains médicaments (ex. : agents chimiothérapeutiques)
  • maladie de Lyme
  • VIH
  • lèpre (rare au Canada)
  • sclérose en plaques
  • accident vasculaire cérébral ou accident ischémique transitoire
  • zona

Cela touche-t-il principalement les mains et les pieds?

Pas nécessairement! Si la sensation de picotement se produit souvent au niveau des mains et des pieds, c’est qu’il est très facile de bloquer la circulation sanguine (ou de comprimer les nerfs) dans ces membres. Encore une fois, si vous êtes demeuré assis ou que vous vous êtes croisé les jambes pendant une longue période, vous risquez d’avoir des engourdissements et de ressentir la présence de milliers d’aiguilles le long de la jambe qui a été comprimée ou croisée.  Même chose si vous vous endormez sur votre bras.

Il faut dire que vos membres sont dotés de vaisseaux sanguins plus fins et qu’ils contiennent beaucoup plus de nerfs sensoriels comparativement à d’autres parties du corps plus volumineuses (le bout de vos doigts, notamment, est très sensible). Selon votre état de santé, cependant, la paresthésie peut survenir d’autres régions de l’organisme. Par exemple, les personnes sujettes aux feux sauvages peuvent ressentir des picotements sur leurs lèvres avant que la lésion soit apparente – le visage (en particulier les lèvres) est une région également très sensible. Ceux et celles qui souffrent du zona éprouveront aussi des picotements sur le torse, les épaules ou le dos.

Comment traiter cette pénible sensation?

Tout dépend de la cause des fourmillements. Si votre bras ou votre jambe est devenu engourdi, une solution consiste à rétablir l’afflux sanguin dans la région touchée (sans la comprimer); un massage ou des étirements pourraient écourter l’épisode. Ne négligez pas votre examen médical annuel avec un professionnel de la santé qui peut demander des analyses en laboratoire. En effet, il est possible de vérifier vos niveaux de vitamine B12 ainsi que la santé de votre glande thyroïde, les marqueurs de certaines maladies (par exemple les taux de sucre sanguins) de même que d’éventuels effets secondaires des médicaments que vous prenez.

Les personnes qui suivent des traitements de chimiothérapie devraient s’informer de leurs options auprès de leur oncologue, mais il peut aussi valoir la peine de demander une consultation gratuite à un docteur en naturopathie qualifié en oncologie (FABNO).

Si vos niveaux de B12 sont bas, songez à prendre un bon complexe vitaminique B, à plus forte raison si vous êtes végétarien ou que vous prenez des médicaments pour les brûlures ou les ulcères d’estomac, ou de la metformine. Sinon, les produits animaux comme les œufs sont une très bonne source de B12. Par ailleurs, l’acupuncture peut aussi aider à atténuer le dysfonctionnement des nerfs sensoriels. Informez-vous auprès d’un docteur en naturopathie agréé à propos de l’acupuncture et des injections de vitamine B12.

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