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Souffrez-vous de « migraines hépatiques »?

par Sonia Chartier, le 18 July 2016, Digestion@fr
migraines hépatiques

co-écrit par Rick Olazabal, B.Sc., BN

Vous êtes-vous déjà demandé si la migraine pouvait avoir un lien avec la santé du foie? À moins que vous ne soyez un fervent connaisseur de la médecine chinoise traditionnelle, il est peu probable que cette question vous ait déjà effleuré l’esprit.

Or, plusieurs données probantes nous portent à croire que les migraines pourraient effectivement être associées à certains troubles du foie – plus particulièrement la stéatose hépatique non alcoolique (en anglais non-alcoholic fatty liver disease ou NAFLD). Cette maladie résulte de la consommation à long terme d’une trop grande quantité de sucre, caractéristique du régime alimentaire nord-américain…

Il semblerait que les migraines soient le fruit de l’effet combiné du grossissement et de la contraction anormale des vaisseaux sanguins. Lorsqu’une artère augmente de volume, des substances chimiques pro-inflammatoires sont libérées, provoquant une sensation de douleur. L’artère se met alors à enfler, ce qui prolonge la douleur et le temps de récupération. Cet article explique sommairement le lien entre les céphalées migraineuses et la santé du foie.

Qu’est-ce qu’une migraine hépatique?

Comme vous le savez peut-être, le foie est l’organe qui métabolise (et détoxifie) les millions de substances qui pénètrent dans notre organisme. Les polluants de l’environnement, la qualité des aliments et les additifs alimentaires, la consommation d’alcool, les médicaments d’ordonnance, etc. sont autant d’éléments qui affectent la cadence de travail du foie et peuvent éventuellement mener à d’importants dommages (par exemple : NAFLD, fibrose, cirrhose, etc.). Le lien entre le foie et les céphalées migraineuses est attribuable à l’altération du métabolisme de la sérotonine provoquée par les changements vasculaires (c’est-à-dire au niveau des vaisseaux sanguins).

La sérotonine est un important neurotransmetteur (une molécule libérée par les cellules nerveuses jouant un rôle de « messager ») qui est métabolisé par le foie. Certains chercheurs sont maintenant d’avis qu’en améliorant le fonctionnement du foie et en normalisant le métabolisme de la sérotonine, il serait possible de réduire la fréquence et la sévérité des céphalées migraineuses.

Y a-t-il d’autres déclencheurs des migraines hépatiques?

Certaines personnes ont remarqué un lien entre des aliments en particulier et leurs migraines. Parmi ces aliments, on note le chocolat, les fromages vieillis et les produits fermentés; toutefois, les données scientifiques actuelles ne permettent pas de tirer de conclusion à cet égard. Les vins sont aussi pointés du doigt, mais encore là, on ne sait pas encore avec certitude si les vins, rouges ou blancs, sont à l’origine des migraines.

Le glutamate monosodique ou MSG, un additif alimentaire et rehausseur de goût très populaire, est un déclencheur connu de la migraine chez certaines personnes. Tous ces produits ont en commun une capacité à stimuler les neurotransmetteurs dont on sait qu’ils sont exagérément actifs pendant un épisode de migraine.

Les hormones féminines sont un autre facteur à ne pas négliger. Les femmes à tendance migraineuse sont plus sujettes à avoir des maux de tête au moment de leurs règles – habituellement deux jours environ avant les premières pertes sanguines. Dans certains cas, les migraines sont plus intenses durant les menstruations qu’à tout autre moment du mois. Comme les taux d’œstrogène et de progestérone diminuent avant les menstruations, on croit que les modifications vasculaires entraînées par cette chute d’hormones déclenchent le mécanisme à l’origine des migraines hépatiques (n’oublions pas que c’est le foie qui métabolise et élimine l’œstrogène).

Quels sont les déclencheurs?

Les migraines sont souvent déclenchées par ces facteurs :

  • Sensibilité à des allergènes (ex. : fumée de cigarette)
  • Stimuli désagréables (ex. : lumières vives, bruits intenses, odeurs ou parfums)
  • Exposition à une chaleur ou une lumière excessives
  • Modification des habitudes de sommeil ou sommeil irrégulier
  • Repas escamotés ou jeûne
  • Consommation d’alcool (ex. : vin rouge)
  • Anovulants, fluctuations hormonales lors de la ménopause
  • Aliments contenant de la tyramine (ex. : vin, fromage, chocolat, etc.)
  • Aliments contenant des nitrates (ex. : hot-dogs et salami)

Il importe de savoir que l’exposition à un déclencheur n’est absolument pas la promesse d’une migraine. Inversement, le fait d’éviter un déclencheur ne garantit pas l’absence de migraine. Pour en savoir plus, consultez un professionnel de la santé qualifié.

Que peut-on faire?

Par bonheur, il existe toute une panoplie d’options thérapeutiques pour les migraineux, mais – il y a toujours un mais – aucun moyen n’est infaillible. On doit toujours demander d’abord conseil à un professionnel de la santé qualifié. Des analyses sanguines ou d’autres tests pourraient s’avérer nécessaires, surtout en cas de stéatose hépatique non alcoolique, un problème fréquent chez les personnes présentant un syndrome métabolique (embonpoint, hypertension, prédiabète).

En pareille situation, l’alimentation (ex. : régime méditerranéen) et l’exercice sont vos meilleurs alliés. Parmi les autres solutions, il y a les analgésiques et les AINS de même que les narcotiques (sur ordonnance seulement; parlez-en à un médecin).

Il existe aussi des traitements naturels, notamment à base de racine de pétasite (Petasites hybridus) et de feuille de grande camomille (Tanacetum parthenium) ou d’huiles essentielles (ex. : menthe poivrée); on pourra également recourir à l’acupuncture.

En ce qui concerne spécifiquement le foie, outre une alimentation équilibrée (pauvre en sucres, friandises, boissons gazeuses et glucides), le chardon-marie (Silybum marianum) est tout indiqué. Utilisée depuis longtemps pour son effet normalisant sur la fonction hépatique, cette herbe médicinale est l’une des rares à être solidement documentée par la recherche scientifique.

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