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Diabète

Onze millions de Canadiens vivent avec le diabète ou le prédiabète. Il y a des chances que le diabète vous affecte ou quelqu'un que vous connaissez.

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Le diabète est une maladie chronique qui peut parfois entraîner la mort. Le corps d'un diabétique ne peut pas produire de l'insuline ou ne peut pas utiliser correctement l'insuline qu'il produit. L'insuline est une hormone qui contrôle la quantité de glucose (sucre) dans le sang. Le diabète a pour effet d'élever les niveaux de sucre dans le sang, ce qui peut endommager les organes, les vaisseaux sanguins et les nerfs. Le corps a besoin de l'insuline afin d'utiliser le sucre comme source d'énergie.

Définition et causes du diabète

Il y a deux principaux types de diabète : le diabète insipide et le diabète sucré.  Le diabète sucré se divise en diabète de type I et de type II.

Le diabète insipide est un rare désordre métabolique causé par une déficience de la production de vasopressine par l’hypophyse (quand la glande est endommagée), ou par l’insensibilité des reins à cette hormone. Ce diabète se caractérise par une soif intense et par une production énorme d’urine, sans rapport avec la quantité de liquide consommée par la personne.

Le diabète sucré est causé par une production défaillante de l’insuline par le pancréas ou encore, par un défaut dans la façon dont les cellules réagissent à l’insuline. Dans ces cas, la glycémie (taux de sucre sanguin) est élevée mais la concentration de glucose dans les cellules est basse.  C’est un problème chronique du métabolisme des glucides, qui augmente les risques de problèmes rénaux, d’athérosclérose, de dégénérescence maculaire et de neuropathie (inflammation et perte de fonction nerveuse). La glycémie élevée augmente les risques de candidose et peut compliquer la grossesse.  Il peut y avoir une prédisposition génétique au diabète mais une alimentation riche en aliments transformés et faibles en fibres en constitue la cause principale. L’embonpoint est le facteur de risque important dans le développement du diabète.

 

Le diabète sucré de Type I

Également nommé insulinodépendant ou juvénile, est associé à la destruction des cellules bêta du pancréas. Ce type de diabète se déclare généralement chez les enfants et les jeunes adultes. 

Une infection virale ou un trouble auto-immun peut causer la destruction des cellules bêta. 

Les symptômes sont : irritabilité, miction fréquente, soif anormale, nausée, vomissements, fatigue et perte de poids malgré une importante augmentation de l’appétit. 

Chez les enfants, il peut y avoir une augmentation de l’incidence d’énurésie (pipi au lit).  Si ce type de diabète n’est pas contrôlé correctement, les taux de sucre sanguin varient énormément, menant à des urgences médicales telles hyperglycémie ou hypoglycémie grave.

Le diabète sucré de Type II

Il apparait habituellement après la quarantaine et est associé à une résistance cellulaire à l’insuline (syndrome métabolique) et non à une production d’insuline insuffisante. Il peut survenir chez des personnes plus jeunes qui mangent des quantités astronomiques de sucre.

Avec ce type de diabète, le glucose pénètre mal les cellules et s’accumule plutôt dans le sang. 

Les symptômes sont : vision embrouillée, démangeaisons, soif intense, étourdissements, fatigue, infections cutanées, guérison lente des plaies, fourmis dans les pieds ou engourdissement, symptômes persistants similaires à ceux de la grippe, perte de poils des jambes, augmentation des poils au visage et petits xanthomes (bosses jaunes) n’importe où sur la peau. 

Ce type de diabète est directement lié à la malnutrition et les personnes qui en sont atteintes, ont souvent un goût anormalement prononcé pour le sucré (bibittes à sucre).

 

Une intolérance au glucose (IGT en anglais)

Elle constitue une forme asymptomatique ou latente du diabète.  Les personnes atteintes présentent une glycémie élevée et une réponse intermédiaire au glucose, entre celle d’un diabétique et d’une personne en santé.

Alimentation lors du diabète

Pour les personnes ne pouvant normalement détecter les saveurs sucrées ou qui ont beaucoup de difficulté à réduire leur consommation de sucre à cause d’une addiction au sucre (le sucre blanc et les sucres synthétiques sont extrêmement addictifs), il est important d’éliminer tous les sucres de l’alimentation et de les substituer par le stévia.  Le stévia est une plante qui contient des molécules pouvant stimuler les papilles qui détectent le sucre sans pour autant fournir de glucose au corps. Elle donne l’impression au cerveau que les aliments sont sucrés, alors qu’en réalité ils ne le sont pas du tout.  À utiliser avec parcimonie car 1 c. à thé de stévia remplace une tasse de sucre blanc!  

Consommer un maximum de 2 fruits par jour et de 1-2 portions de céréales entières (pas de farine blanche ou riz blanc) par jour (pâtes entières, pain entier, riz brun, etc.)  Il faut favoriser les fibres car elles ralentissent l’absorption des sucres présents dans les glucides (céréales).  Un minimum de 4 portions de légumes par jour est essentiel pour un apport suffisant en fibres, et pour leur contenu en vitamines et minéraux. L’ajout de 2 c. à soupe de graines de lin moulues au petit déjeuner est une façon toute simple d’optimiser l’apport en fibres.

Pour aider à stabiliser la glycémie et diminuer la résistance à l’insuline, il faut une source de protéine par repas et à chaque collation. 

Une portion de protéine :

  • 2 c. soupe de graines (tournesol, citrouille, lin, sésame, chanvre, etc.)
  • 10-12 amandes et/ou noix (ajuster la quantité selon la grosseur des noix) non-rôties si vous souhaitez qu’elles soient peu engraissantes.
  • ½ à 1 tasse de légumineuses (pois, haricots, lentilles, soya, etc.)
  • 2 œufs
  • Viandes maigres (ex. poisson, poulet, dinde, viandes sauvages)
  • Produit laitiers maigres et sans sucres ou édulcorants ajoutés (attention à l’aspartame)

Pour aider à contrôler la glycémie il faut aussi limiter la consommation de gras saturés, donc de viandes non maigres (sauf poisson – bons gras) et de produits laitiers ayant un pourcentage élevé de gras.  Éliminer toutes les viandes froides qui contiennent beaucoup d’additifs dont certains affectent la glycémie.  Consommer un minimum de 4 portions de bons gras par jour, en prenant par exemple 2 c. à thé d’huile d’olive de première pression à froid dans l’alimentation, et 2 capsules de VegOmega-3 aux repas.

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