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Lierre commun
Dans l’Égypte ancienne, le lierre était consacré à Osiris, dieu de la fécondité et grand souverain du royaume de la mort. Selon la mythologie grecque et romaine, le lierre était l’attribut des dieux du vin, Dionysos et Bacchus. De fait, on croyait à l’époque qu’une couronne de feuilles de lierre permettait de prévenir les effets de l’ébriété. Les prêtres grecs présentaient une guirlande de lierre aux nouveaux mariés car la plante était considérée traditionnellement comme un symbole de fidélité. Hippocrate lui même a décrit l’utilisation médicinale des racines, des feuilles et des fruits du lierre.

Aujourd’hui, le lierre est une plante largement répandue dans nos jardins. Son nom latin Hedera helix fait référence au mouvement de torsion caractéristique de la plante. Il s’agit d’une plante grimpante, qui peut atteindre jusqu’à 20 à 30 mètres de hauteur si elle s’accroche à des surfaces qui le permettent, par exemple des arbres, des falaises ou des murs – en l’absence de surfaces verticales, elle formera plutôt un tapis végétal. On trouve souvent le lierre sur les maisons car il sert d’isolant en hiver et aide à préserver la fraîcheur en été. Ces murs « verts » contribuent également à filtrer le smog. Ce sont les feuilles de lierre qui sont aujourd’hui utilisées à des fins médicinales.

Le lierre commun fait partie des plantes qui ont des effets expectorants sur les poumons, en amollissant le mucus accumulé dans les conduits pour en faciliter l’expulsion et l’élimination. Les complications accompagnées de toux sont souvent le signe d’une difficulté à éliminer les sécrétions. Une plante comme le lierre, un fluidifiant du mucus, aide donc à dégager les poumons. La science a confirmé plusieurs des applications traditionnelles du lierre. Son effet antispasmodique sur les cellules de la trachée a été démontré dans une étude publiée dans Planta Med en 1997. Une autre étude publiée dans Micoses en 1998 a démontré qu’une des composantes du lierre appelée alphahédérine possède une action antifongique contre les levures telles que le Candida albicans.

Le lierre peut aussi servir de traitement adjuvant de l’asthme. En effet, Münch Med Wschr a publié en 1998 les résultats d’un essai mené auprès d’un groupe d’enfants atteints d’asthme bronchique. L’étude a conclu que l’extrait de feuilles de lierre améliorait le passage de l’air dans les poumons après seulement trois jours d’utilisation! Il est toutefois important que le traitement de l’asthme soit supervisé par un médecin.

La Commission E allemande reconnaît les propriétés bénéfiques du lierre dans les cas de catarrhe des voies respiratoires et pour le traitement des symptômes des inflammations chroniques des bronches. Malgré qu’aucune étude n’ait confirmé les effets préventifs du lierre contre l’ivresse, on peut toujours tenter l’expérience! Il suffit de cueillir quelques tiges de lierre, de s’en faire une couronne et de prendre un verre ou deux… à la santé par les plantes!


Le thym entrant dans la composition de Bronchosan® d’A.Vogel vient compléter l’action du lierre. Ce remède possède tout ce qu’il faut pour mettre les problèmes respiratoires « échec et mat ». Le lierre détend les tubes bronchiques, réduisant ainsi l’oppression et les spasmes de la toux. Le thym liquéfie le mucus logé dans les poumons pour en faciliter l’expulsion. Autrement dit, vous tousserez moins mais lorsque vous tousserez, ce sera pour quelque chose! La valeur ajoutée de ce remède est sa rapidité d’action. On observe souvent un réel soulagement des malaises après une douzaine d’heures.