Pourquoi les hommes sont-ils plus sujets aux pneumonies?

À l’aube de la saison du rhume et de la grippe, il est important de renforcer notre système immunitaire afin de mettre en échec tous les agents infectieux prêts à nous sauter dessus à la première occasion.

Rhume et grippe | Santé des hommes


Owen Wiseman
@AVogel_ca


22 octobre 2019

Qu'est-ce qu'une pneumonie?

Une pneumonie est une infection des poumons qui apparaît lorsque les alvéoles, de minuscules sacs permettant les échanges gazeux, deviennent enflammés.

Quels sont les symptômes?

On s'en doute, si l'environnement où se font les échanges gazeux est compromis, la respiration risque de devenir extrêmement difficile. Le cœur devra alors redoubler d'efforts pour assurer la circulation sanguine, ce qui fera augmenter le rythme cardiaque et baisser la tension artérielle.

Comme le sang oxygéné ne circule pas correctement pour nourrir les tissus et évacuer les déchets, certains symptômes commenceront à se manifester, tels que faiblesse musculaire, douleurs articulaires et fatigue.

Les poumons se mettront à produire du liquide pour atténuer l'inflammation, ce qui aggravera la sensation d'essoufflement et d'encombrement des espaces alvéolaires. En cas d'inflammation sévère, un des symptômes les plus inquiétants est la présence de sang dans les crachats, par suite de la déchirure du tissu pulmonaire.

Il est également important de noter que les agents pathogènes responsables de la pneumonie peuvent évoluer en toutes sortes de complications, parfois fatales : choc septique, délirium, arrêt respiratoire et infections métastatiques comme la méningite et l'endocardite.

Pourquoi les hommes semblent-ils plus sujets aux pneumonies?

Une étude menée en 2008 à l'Université de Pittsburgh s'est penchée sur 2 220 cas de pneumonie et a observé que les patients masculins se présentaient aux urgences à un stade plus avancé de la maladie. Pire encore, ces hommes couraient un risque accru de 30 % de mourir au cours de l'année, malgré un traitement médical intensif. Évidemment, on ne peut s'empêcher de se demander : mais pourquoi donc?

Les chercheurs ont donc poussé leur investigation un peu plus loin, pour découvrir de nettes différences au niveau de marqueurs immunitaires comme l'antithrombine III, le D-dimère, le facteur IX, l'interleukine 6, l'interleukine 10, l'inhibiteur de l'activateur du plasminogène 1 et le facteur de nécrose tumorale. Ces différences ouvrent la voie à d'autres recherches afin de comprendre l'influence de facteurs auto-immuns sur la biologie masculine et féminine.

Lors d'une étude animale, les souris femelles ont semblé montrer une plus grande résistance immunologique à la pneumonie à pneumocoque, incitant les chercheurs à se demander si l'œstrogène ne pourrait pas être en cause. On a alors injecté de l'œstrogène à des souris mâles pour voir si elles présenteraient le même avantage immunologique; des effets bénéfiques ont été observés, dont une réduction de l'inflammation des poumons, une élimination plus efficace des bactéries et une meilleure survie des individus.

Des cellules immunitaires féminines humaines dites macrophages, prélevées spécifiquement dans les poumons, se sont également avérées utiles pour empêcher le développement de la pneumonie. Cela signifie-t-il que les médecins devraient systématiquement prescrire des injections d'œstrogène aux hommes dès que le spectre d'une pneumonie apparaît? Bien sûr que non. Cependant, cela renforce la thèse d'un avantage immunologique naturel chez les femmes.

Comment peut-on gérer la pneumonie?

Pour atténuer les infections des voies respiratoires, on peut avoir recours à des médicaments ou à des plantes médicinales ayant des effets anti-inflammatoires, bronchodilatateurs, expectorants, mucolytiques et antitussifs.

La clé réside dans l'éradication du pathogène afin d'éviter qu'il provoque d'autres infections. Cela peut constituer un réel défi, car divers agents peuvent être à l'origine d'une pneumonie : virus, bactéries, parasites de même que certains types de champignons qui choisissent d'élire domicile dans les poumons. Cela implique toute une série d'analyses pour choisir la meilleure approche et éviter des traitements qui n'auront aucun effet.

Comment me débarrasser de cette satanée toux grasse et de ces vilaines sécrétions?

Les mucosités jouent naturellement un rôle protecteur en créant une barrière que les pathogènes doivent franchir pour accéder aux tissus des voies respiratoires. La mucine en est le principal composant; les molécules de mucine se lient les unes aux autres pour former de grandes chaînes filamenteuses. Les agents mucolytiques agissent en brisant les ponts disulfures qui lient les molécules, ce qui aide à amollir les sécrétions et permet au sujet de respirer un peu mieux.

Une molécule appelée N-acétylcystéine (NAC) est un agent mucolytique d'une efficacité redoutable. Cette molécule possède également un immense pouvoir antioxydant, ce qui peut aider à maîtriser les radicaux libres engendrés par le combat que mènent les cellules immunitaires contre l'inflammation des voies respiratoires. Il faut toutefois savoir que des doses élevées de NAC peuvent provoquer des spasmes au niveau des voies respiratoires; les personnes souffrant d'asthme ou de sensibilité aux sulfites seraient bien avisées de consulter d'abord leur médecin traitant.

Il peut aussi être intéressant de se tourner vers un produit possédant des propriétés expectorantes, comme Bronchosan. La feuille de lierre (Hedera helix) fraîche possède en effet d'indéniables vertus pour fournir le soulagement tant espéré des symptômes lorsque les mucosités s'accumulent dans la gorge. L'Agence européenne des médicaments reconnaît en outre la capacité de la feuille de lierre de dilater les bronches ou les voies respiratoires; lors d'études menées auprès d'enfants, la plante s'est avérée aussi efficace que l'acétylcystéine pour traiter la bronchite aiguë.

J'en ai tout de même assez de recourir à des solutions temporaires pour masquer mes symptômes! Que puis-je faire pour réduire mon risque de développer une pneumonie?

Tout d'abord, prenez soin de votre organisme en adoptant une alimentation variée et riche en légumes et en fruits, de manière à combler vos besoins nutritionnels. Ensuite, songez à prendre Echinaforce, offert sous forme de teinture, de comprimés ou de boisson. Cette gamme de produits a fait ses preuves en milieu clinique pour réduire le risque d'infections secondaires, comme la bronchite et la pneumonie, chez les personnes souffrant du rhume ou de la grippe.

L'essai clinique le plus important sur Echinaforce a été mené auprès de 755 adultes en santé au Centre d'étude du rhume de l'Université Cardiff. Les participants ont été suivis pendant 4 mois durant la saison du rhume et de la grippe. Les sujets ayant pris la préparation ont connu substantiellement moins d'épisodes de rhume ou de grippe, ont eu moins de récidives et ont moins eu besoin de médicaments sans ordonnance.

L'étude a aussi démontré qu'il est possible de prendre Echinaforce sans danger pendant une période pouvant aller jusqu'à 4 mois, avec très peu d'effets secondaires. Si vous avez des responsabilités familiales ou professionnelles, il est primordial de vous remettre sur pied le plus rapidement possible – alors mettez toutes les chances de votre côté pour déjouer la pneumonie!

Références:
https://www.drugbank.ca/drugs/DB06151
https://www.ema.europa.eu/en/documents/herbal-summary/ivy-leaf-summary-public_en-0.pdf
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2707813/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2760065/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3457740/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4215537/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5241507/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22155201

 

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