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Pour cultiver sa santé!

Espèces végétales menacées – c’est l’heure des choix

par Sonia Chartier, le 20 avril 2017, Environnement
espèces végétales

Quelques 50 000 à 80 000 espèces végétales de par le monde sont utilisées à des fins médicinales.

Malheureusement, dans bien des cas, la «pharmacie du bon Dieu» a été littéralement mise à sac.

Et avec de lourdes conséquences…

Parmi celles-ci, 15,000 espèces de plantes médicinales seraient menacées selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Aussi étonnant que cela puisse paraître, 80 % de la population mondiale a recours aux plantes médicinales pour se soigner. Cette statistique surprenante s’explique à la fois par le prix prohibitif des médicaments et par le fait que la médecine traditionnelle repose essentiellement sur l’utilisation des plantes.

Les espèces végétales en danger ne se trouvent pas exclusivement dans des lieux lointains et exotiques. L’adonide printanière (Adonis vernalis), la busserole (Arctostaphylos uva-ursi) et l’arnica des montagnes (Arnica montana) poussent toutes en Europe. Ces plantes sont gravement menacées en grande partie à cause de la cueillette sauvage, non contrôlée ou non écologique, impropre à assurer la durabilité de la ressource.

Le biologiste Roland Melisch, qui travaille pour le programme de protection des espèces Traffic*, déplore le fait que certains fabricants de produits médicinaux ignorent l’existence même de ces problèmes et par conséquent, ne prennent pas les mesures de précaution nécessaires.

Culture éco-logique

Les fabricants de produits médicinaux et cosmétiques à base de plantes qui sont conscients de leurs responsabilités s’assurent que les végétaux qu’ils utilisent pour la production d’extraits, proviennent de cultures supervisées ou sont récoltés en milieu sauvage contrôlé. Certaines entreprises investissent dans le maintien de jardins de plantes médicinales, notamment la société Suisse A.Vogel, qui exploite ses propres cultures.

A.Vogel cultive une trentaine d’espèces végétales sur ses propres terres, qui servent à la fabrication de remèdes naturels. Il s’agit de productions biologiques, que l’on met le plus grand soin à désherber et récolter. À peu près quatre hectares suffisent à fournir une bonne partie de la matière première nécessaire.

Les plantes et les fruits qui ne peuvent supporter le climat du lac de Constance ou qui requièrent un sol particulier sont cultivés ou récoltés ailleurs par des fermiers expérimentés, notamment l’arnica des montagnes cultivée en Allemagne, et la griffe du diable, qui pousse très bien dans le désert du Kalahari.

Dans certains cas, il n’y a pas d’autre choix que de récolter les plantes à l’état sauvage :

  • parce que les ingrédients médicinaux sont présents en plus grandes concentrations dans les plantes sauvages;
  • parce que la culture de ces plantes n’est pas possible;
  • parce que l’activité de la cueillette est essentielle à la survie de certaines populations.

Dans de telles situations, la récolte soigneusement contrôlée peut constituer une solution qui permet à des familles locales de bénéficier d’un revenu additionnel.  À l’heure de la mondialisation et du commerce planétaire, il nous incombe plus que jamais de faire usage de ces précieux cadeaux de la nature de manière responsable.

Qu’est-il possible de faire?

  • Déterminer quelles plantes médicinales doivent être protégées. Ne pas cueillir ces plantes soi-même ou acheter des produits qui en contiennent.
  • Choisir des solutions de remplacement : l’aubépine au lieu de l’adonide pour les problèmes de coeur, le palmier nain au lieu du makoré (cerisier africain) pour les troubles de la prostate.
  • Demander aux fabricants s’ils tiennent compte des espèces végétales menacées, comment ils cultivent les plantes servant à la fabrication de leurs produits et s’ils supervisent la récolte en milieu sauvage. Si les fabricants sont sensibilisés aux exigences des consommateurs, ils finiront par modifier leurs méthodes.
  • Choisir des préparations produites selon des processus écologiques pouvant être démontrés.

*Traffic est un projet communautaire de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Références:
https://cmjournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13020-016-0108-7
https://www.iucn.org/

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