Meilleure circulation, meilleure immunité!

Au fil de la longue évolution de l’espèce humaine, le corps s’est doté de tissus dont l’ingéniosité tient véritablement du prodige.

Circulation | Santé immunitaire


Owen Wiseman
@AVogel_ca


10 février 2021

En quoi au juste la circulation et la fonction immunitaire interagissent-elles?

Grosso modo, un volume de 4,5 à 5,5 litres de sang circule en tout temps dans le corps d'un adulte moyen en bonne santé. Le sang est intimement lié à la vie... et à la mort; l'expression « payer de son sang » signifie littéralement sacrifier sa vie pour quelque chose. Sans ce précieux liquide qui circule dans votre corps, vous ne pourriez pas exister. Le sang achemine les nutriments et l'oxygène aux différents tissus à une vitesse d'environ 5 km/h, pour ensuite transporter les déchets et les toxines vers les organes d'élimination comme les poumons, la peau, le foie et les reins.
Toutefois, le sang – comme n'importe quel autre tissu – peut être la proie d'une infection. Ce qui soulève la question suivante : si le sang se charge de transporter les toxines et de nettoyer les autres tissus, comment peut-il à son tour être purifié?
Lorsque votre voiture devient très sale ou couverte de sels de voirie, comme c'est souvent le cas au Canada en hiver, vous l'emmenez faire un tour au lave-auto pour lui offrir une bonne douche. Le corps humain a développé un système semblable pour nettoyer le sang en le faisant passer par un réseau de vaisseaux et de ganglions lymphatiques.

Qu'est-ce que le système lymphatique?

Bien que cette donnée puisse varier un peu, on estime qu'à tout moment, quelque 10 % de notre volume sanguin se trouve en fait dans la lymphe. En l'absence d'une fonction lymphatique adéquate, le corps est beaucoup plus vulnérable face aux situations pouvant mettre la vie en péril. Lorsque le sang pénètre dans le système lymphatique, il passe par divers points de contrôle, appelés ganglions. Ceux-ci contiennent des anticorps ainsi que des cellules immunitaires immatures qui sont alors entraînées à reconnaître les pathogènes étrangers présents dans le sang. Ces cellules apprennent ainsi comment réagir plus tard à des infections à plus grande échelle. Le sang est passé au crible et nettoyé avant d'être retourné à son circuit habituel. On peut imaginer la multitude de problèmes qui risqueraient de survenir si, par exemple, la circulation sanguine ralentissait de façon indue.

Puis-je faire quelque chose pour améliorer ma circulation?

La voilà, la question à un million de dollars! S'il n'y a pas un million de réponses, il n'y en a pas non plus qu'une seule! Vous vous souvenez, lorsque nous avons évoqué en introduction la formidable ingéniosité du corps humain? C'est que l'organisme dispose de protéines de signalisation et de récepteurs qui répondent au moindre signal, même une légère variation de température ou une faible augmentation de la tension musculaire.

La pratique d'exercices de respiration lente a des effets notables sur la circulation. Des études ont démontré qu'en abaissant le rythme à 6 respirations par minute, on améliore le retour veineux et le mouvement des vaisseaux sanguins. On pourrait en conclure qu'un débit sanguin rapide est néfaste pour la circulation; or, l'exercice démontre le contraire. Les réactions physiologiques qui surviennent pendant l'exercice font augmenter la pression artérielle et rétrécir les vaisseaux sanguins. Ce rétrécissement accroît la pression dans les vaisseaux ainsi que la rapidité avec laquelle le sang y circule; selon certaines études, le débit sanguin serait presque quadruplé!

Maintenant, imaginez pendant un moment que vous venez de terminer un formidable entraînement et décidez de vous récompenser par une gâterie sucrée. Une fois de temps à autre, cela ne vous fera pas de mal... mais si cela devient une habitude, sachez que le sucre peut avoir pour effet de réduire l'élasticité des vaisseaux sanguins, ce qui nuit alors à la circulation. Voilà pourquoi il est plus avisé de boire de l'eau pour accroître la quantité de liquide dans le corps et diluer (légèrement) le sang afin de donner un peu de répit aux filtres lymphatiques.

Y a-t-il des produits naturels qui aident à la circulation sanguine et, par conséquent, à la santé immunitaire?

Certains remèdes à base de plantes peuvent améliorer la circulation, en particulier ceux qui contiennent les feuilles de l'arbre Ginkgo biloba. Celles-ci contiennent des composés appelés ginkgolides, dont l'effet vasodilatateur fait en sorte que les vaisseaux « s'ouvrent » et facilitent le libre passage du sang. Un essai clinique mené chez les humains pourrait expliquer le mécanisme d'action de la plante. En effet, la prise de suppléments de ginkgo par des sujets présentant une cardiopathie a accru de 12 % de l'acide nitrique, une substance qui dilate les vaisseaux sanguins. Une autre étude a donné des résultats semblables chez des personnes âgées en santé. Des recherches préliminaires indiquent aussi que le ginkgo peut limiter la perméabilité veineuse, de manière à restreindre la quantité de sang qui migre des vaisseaux afin qu'il puisse transiter par le réseau lymphatique approprié.

Puis-je compter sur d'autres solutions?

Même si vous avez cherché tous les trucs possibles pour stimuler votre circulation sanguine et améliorer votre fonction immunitaire, il se peut que cela ne suffise pas et que vous ayez besoin d'un coup de pouce. Dans ce cas, vous pouvez appeler en renfort des produits cliniquement prouvés comme Echinaforce. Cette préparation à base de plantes a vu le jour en Suisse il y a près de 70 ans et son efficacité demeure inégalée à ce jour pour prévenir et traiter les infections virales et bactériennes.

Consultez nos autres articles, notamment 7 signes surprenants indiquant que vous pourriez être stressé sans le savoir afin d'en apprendre davantage sur l'impact du stress sur votre fonction immunitaire ou Mercure en baisse, circulation sanguine au ralenti pour obtenir d'autres précieux conseils.

Références:

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18258419/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18446847/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25266396/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27816391/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32907596/
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https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4551211/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4772221/