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Nouveau papa?  Un stress souvent difficile à gérer.

par Sonia Chartier, le 2 novembre 2017, Santé des hommes, Stress et sommeil
nouveau papa

Bravo, vous êtes un nouveau papa!  Un évènement heureux qui entraine un mélange de sentiments de fierté, de joie mais aussi de stress et d’insécurité. Cette fusion d’émotions fait surface parfois assez tôt durant la grossesse et atteint son apogée à l’arrivée de bébé.

Ne vous laissez pas dépasser par les évènements, préparez-vous!

Les hommes s’impliquent de plus en plus dans vie de leurs enfants et c’est une excellente nouvelle; les bébés ont besoin d’un papa.  Ne croyez pas qu’il s’agisse du nouveau modèle de père moderne car en fait, votre corps a évolué de manière à s’adapter à l’arrivée d’un nouveau-né. Ce genre d’adaptation physique s’est développé à très long terme, au cours de l’évolution humaine.

En effet, étant donné que nos petits dépendent des plus vieux pour se nourrir et se protéger durant les premières années de vie, l’effort requis nécessite la coopération des deux parents. En quoi consiste cette adaptation? À la naissance, le taux de testostérone du père chute abruptement, lui permettant plus aisément de subvenir aux besoins, physiques, émotifs et psychologiques du nouveau-né.  Rassurez-vous, non seulement cette chute de testostérone est temporaire, il semblerait qu’elle soit aussi bénéfique: les hommes qui n’ont jamais eu d’enfants ont une moins bonne santé globale que les pères. Essentiellement, cela confirme qu’être père ne se résume pas à « l’effort » de la conception.

Malgré ce coup de pouce biologique, vous pouvez tout de même vous préparer à ces nouvelles émotions et au défi d’une famille à redéfinir.  Avant de trouver une solution, identifiez les sources de votre stress, qui pourrait être :

  • Le congé de paternité. Serez-vous en mesure de le prendre? Quelle montagne de travail vous attendra, votre employeur est-il ouvert à de tels congés?  Serez-vous capable de passez le temps souhaité avec votre nouveau-né tout en vous acquittant convenablement de vos tâches?
  • L’impact financier du bébé sur le budget familial. Est-ce que les deux parents continueront à travailler ou non? Il faut ajouter aux dépenses habituelles : couches, poussette, siège d’auto, meubles, vêtements (qui ne durent pas longtemps), lait maternisé et garderie le cas échéant. Les dépenses seront encore plus grandes si vous devez changer de véhicule ou déménager dans plus grand.
  • La vie de couple. Si l’attention de votre conjointe était surtout dirigée vers vous, elle sera dorénavant partagée – vous pourriez vous sentir mis de côté.  Quel en sera l’impact sur votre vie de couple, et sur votre vie sexuelle? La combinaison du stress, du manque de sommeil et des suites de l’accouchement n’est pas particulièrement propice à une intimité déchainée.
  • Les nouvelles responsabilités. Si vous êtes un adepte des 5 à 7 et avez un agenda surchargé d’activités de toutes sortes, il y aura probablement une certaine période d’adaptation. En plus des tâches ménagères habituelles, on ajoute les soins quotidiens du bébé tels les changements de couches, les boires, le bain, les câlins et pleurs à consoler.
  • Le manque de sommeil. Certains enfants ne dorment pas de nuit complète avant 1 an (ou même plus). Attachez votre tuque.  Les premières semaines sont difficiles, le bébé ne connait pas encore la différence entre la nuit et le jour.  La fatigue raccourcit la mèche de tous les membres de la famille.
  • Être à la hauteur. Les hommes qui ont souffert d’un père absent, peu communicatif, ou qui ne s’occupait pas ou mal d’eux, aspirent souvent à mieux pour leur enfant. À vouloir devenir le père qu’on aurait voulu avoir, on se cause du stress et on risque de moins apprécier ces moments importants.

Comment se préparer à être un nouveau papa

Rassurez-vous, vos inquiétudes sont tout à fait normales et partagées par la majorité des nouveaux papas.  Certaines mesures bien concrètes permettent de baisser le niveau d’anxiété:

Avant :

  • Se renseigner. Durant leur grossesse, la plupart des femmes sont entourées par un réseau qui leur fournit support et informations. Consultez vous aussi les livres, soyez présent aux cours prénataux, posez des questions à des amis qui sont déjà passé par là.
  • Parlez au bedon, posez votre main dessus pour sentir les coups de pieds; aux cours prénataux vous apprendrez les techniques d’aides à l’accouchement, comment coupez le cordon, etc.
  • Consultez un planificateur financier pour vous aider à mieux cerner vos nouveaux besoins.

Après :

  • On passe à l’action! Partagez la chambre avec maman et bébé et participez activement dès le départ : changement de couches, faire faire le rot, donner le bain, bercer, etc. Plus vous participez, plus vous serez confortable dans votre nouveau rôle. Surtout, vous serez moins impressionné par la fragilité du nouveau-né si minuscule…ils sont plus solides qu’ils n’ont l’air!
  • Soyez affectueux avec votre conjointe même si ses hormones sont dans le tapis et qu’elle est dépassée par les évènements et la fatigue. Les tempéraments habituels reviendront plus tard (généralement avec le sommeil).
  • Jouez avec le bébé – les pères ont un rôle stimulant important pour le développement de l’enfant. L’interaction devient de plus en plus intéressante à mesure que l’enfant grandit.
  • Minimisez vos attentes. La frustration surgit quand la réalité ne répond pas à nos attentes. Si vous vous attendez à un bébé souriant, calme et de tempérament passif, vous serez rapidement froissé par ses pleurs et ses crises. Une semaine de nuits complètes ne signifie pas nécessairement la fin des sagas nocturnes, de même qu’un caca dans le pot n’indique en rien la fin des couches souillées. La fois où vous vous serez habillé pour un rendez-vous d’affaire sera probablement le jour où il souillera vos vêtements. Mieux vaut en rire.
  • Rassurez-vous, les premières semaines sont les plus difficiles; une fois la routine du sommeil établie, vous récupèrerez votre énergie. En attendant, vous avez l’option de prendre des suppléments fortifiants (la maman qui allaite ne le peut pas). Les suppléments à base de vitamine B sont particulièrement efficaces pour gérer le stress et faire le plein d’énergie.
  • Si vous vous sentez tout de même angoissé ou dépassé par les évènements, certaines plantes comme la passiflore ou l’avoine fleurie peuvent avoir un effet bénéfique sur le système nerveux. Si vous vous sentez déprimé (certains pères souffrent aussi de postpartum), vous pourriez essayer le millepertuis, l’antidépresseur naturel le plus documenté sur le marché. Dans ce cas, n’hésitez surtout pas à consulter.

Même si vous êtes du genre à mettre le manuel d’instruction de côté face à un nouveau gadget, il est toujours rassurant de savoir que le manuel existe.  Bonne nouvelle : bébé arrive lui aussi avec son manuel! Chaque province diffuse sa version. Au Québec, l’Institut de la Santé Publique publie une brique intitulée « Mieux vivre avec votre enfant de la grossesse à deux ans ».  Véritable mode d’emploi pour bébés, cet excellent guide vaut la peine d’être consulté et conservé pour référence.

Références:
http://www.medicalnewstoday.com/articles/234266.php
http://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/infant-and-toddler-health/in-depth/new-dad/art-20045880
https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/telechargement

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