6 solutions pour se débarrasser des démangeaisons dues au rhume des foins

L’arrivée de la belle saison ramène les effluves des grillades cuisant doucement sur les barbecues et l’odeur réconfortante des feux de camp réunissant la famille. C’est aussi le moment où on peut enfin profiter des joies du plein air sans avoir à enfiler un gros parka.

Allergies


Owen Wiseman
@AVogel_ca


03 juillet 2020

Qu'est-ce que cette éruption cutanée associée au rhume des foins?

Le système immunitaire a pour fonction de nous défendre contre une multitude de pathogènes qui n'aspirent qu'à squatter notre organisme en monopolisant ses ressources au détriment de ses fonctions biologiques habituelles. La réaction cutanée peut se manifester lorsque le pollen entre en contact avec la peau, ou même lorsqu'il est inhalé ou ingéré par la respiration normale.

L'éruption se caractérise par des bosses rouges prurigineuses qui se développent autour des régions qui ont été en contact avec le pollen, mais qui peuvent aussi apparaître ailleurs si l'allergène déclenche une réaction par un processus interne.

Quels sont les facteurs qui peuvent déclencher un rhume des foins chez quelqu'un?

L'Allergy, Asthma & Immunology Society of Ontario estime qu'entre 10 et 20 % des Canadiens souffrent de rhinite allergique, aussi appelée rhume des foins.

Le pollen provenant d'une espèce en particulier, l'herbe à poux, est considéré comme le principal coupable des symptômes de rhume des foins. Cette espèce fait partie de la famille des astéracées, très présente en Amérique du Nord et capable de produire plus d'un milliard de grains de pollen chaque saison. Au nombre des autres déclencheurs, il y a certains aliments, les piqûres de divers insectes et même des médicaments.

Quelles sont les solutions pour atténuer ces éruptions cutanées?

  1. La vitamine D. Les chercheurs ont confirmé le rôle de la vitamine D en dermatologie, grâce à la synthèse et à l'activation de précurseurs lorsque le soleil entre en contact avec la peau. Lors d'une étude d'une durée de 12 semaines, les participants atteints d'urticaire chronique à cause d'allergies ont reçu, au hasard, trois médicaments antiallergiques en association avec 600 UI de vitamine D, ou seulement 4000 UI de vitamine D. Le point de l'étude a été la réduction de 73 % de la gravité de l'urticaire dans le groupe prenant uniquement de la vitamine D, alors que les participants qui prenaient des médicaments n'ont connu qu'une amélioration de 33 %, sans aucun bienfait additionnel après la première semaine. Voilà une démonstration intéressante de l'efficacité des méthodes naturelles, d'autant plus que l'étude a été financée par une subvention de l'American College of Allergy, Asthma and Immunology et du UNMC Clinical Research Centre.
  2. Soulagement Allergies. Cette préparation homéopathique fait appel à des plantes de diverses familles pour aider à « éduquer » le système immunitaire. Comme nous l'avons mentionné plus haut, c'est la réaction inappropriée du corps à des allergènes sans danger qui engendre des problèmes tels que des éruptions cutanées. Un essai clinique mené auprès d'humains aux Pays-Bas a démontré que l'utilisation de ce produit avait donné lieu à une amélioration de 88,5 % des symptômes d'allergies, en particulier au chapitre de la congestion. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'il se présente soit sous forme de vaporisateur nasal pour protéger les muqueuses du nez, soit sous forme de comprimés pour agir de l'intérieur.
  3. Le souci. De son nom latin Calendula officinalis, le souci fait lui aussi partie de la famille des astéracées et provient du sud de l'Europe. Couramment utilisée pour le traitement de problèmes inflammatoires de la peau, cette plante peut s'avérer bénéfique pour les éruptions cutanées dues au rhume des foins. Le rapport d'évaluation fourni par l'Agence européenne des médicaments regroupe plusieurs études illustrant les propriétés du souci, même pour guérir de petites lésions cutanées. Il faut toutefois noter que cette option n'est pas recommandée si vous avez une sensibilité connue aux astéracées.
  4. La quercétine. Ce polyphénol est connu pour ses propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et antiallergiques. Des études démontrent que cet agent peut influencer le système immunitaire pour qu'il produise moins d'anticorps en réponse à des allergènes inoffensifs comme l'herbe à poux, ce qui réduit alors les symptômes d'allergies – y compris les éruptions cutanées. La quercétine aide également à stabiliser les mastocytes, qui libèrent de l'histamine (une substance contribuant à la sensation de démangeaison).
  5. L'avoine. Vous pensez peut-être spontanément que nous allons vous proposer un gros bol de gruau, alors qu'en fait votre épiderme à vif appréciera bien davantage un bain à la farine d'avoine. Répondant au nom scientifique d'Avena sativa, l'avoine est dans la même famille que l'orge, le seigle et le blé. Sur le plan chimique, la plante possède une concentration élevée d'amidons et de bêta-glucanes agissant comme une barrière protectrice afin de retenir l'eau. Elle contient également divers groupes de phénols qui sont à la fois anti-inflammatoires et antioxydants. Un essai mené auprès de 50 femmes ayant la peau modérément ou très sèche a permis d'observer des améliorations cliniques substantielles au niveau de la sécheresse, de l'hydratation et de la barrière lipidique de la peau .
  6. Crème Echinacea. Nous connaissons très bien les vertus de l'échinacée pour moduler le système immunitaire, d'où son utilisation comme arme de défense contre le rhume et la grippe. En application topique, cette plante aide à accroître la quantité de lipides dans les couches cutanées. Son action contribue à la santé de la barrière lipidique et rend moins probable l'intrusion de pathogènes ou d'allergènes dans les couches plus profondes, ce qui réduit le risque de réactions allergiques. Les alkylamides sont les composés qui contribuent le plus à la restauration de la barrière épidermique.

Références:
https://www.ema.europa.eu/en/documents/herbal-report/final-assessment-report-calendula-officinalis-l-flos-revision-1_en.pdf
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17373175/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20865844/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24507460/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25607907/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27272074/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28610718/
https://www.woundsresearch.com/article/9064