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Capsules Fraîcheur Ménopause: La graisse abdominale liée à la ménopause

par Mackie Vadacchino, CEO/PDG - A.Vogel, le 26 juillet 2017, Ménopause@fr, Stress et sommeil

Bonjour et bienvenue à cette nouvelle édition des Capsules fraîcheur Ménopause de A.Vogel.  Aujourd’hui, je vais vous parler de la prise de poids autour de la région abdominale.

Bien que ce problème soit courant à la ménopause, il est pourtant extrêmement pénible. Soudain, nous voyons notre taille disparaître et notre silhouette s’alourdir. Cela peut affecter notre estime de soi et la façon dont nous nous percevons et dont nous voyons le monde autour de nous. Cela peut être cause de dépression et peut également nuire à nos relations avec nos partenaires; beaucoup de femmes croient qu’elles ne sont plus attirantes une fois qu’elles ont perdu leur forme.

C’est un problème très difficile à corriger d’autant plus que les régimes habituels ne fonctionnent pas. Alors, pourquoi en est-il ainsi et pourquoi le poids est-il si difficile à perdre? Ce qu’il faut comprendre avant tout, c’est ce qui passe en coulisse. Et une fois qu’on l’a compris, il est en fait beaucoup plus facile d’essayer de trouver une solution.

Comment votre système nerveux influe sur votre poids

Maintenant, je vais tenter une explication, mais il se pourrait qu’elle soit un peu longuette. Vous avez tous certainement entendu parler de la réaction de lutte ou de fuite. Il y a des centaines de milliers d’années, parallèlement à l’évolution de la race humaine, notre système nerveux s’est développé pour faire face aux chocs soudains, aux catastrophes ou aux urgences, et c’est à ce moment-là qu’intervient la notion d’attaque ou de fuite.

Imaginez que vous vivez dans une grotte et que vous sortiez un matin pour aller chercher quelque chose de bon à manger, mais que vous vous retrouviez soudainement nez à nez avec un énorme tigre à dents de sabre prêt à vous dévorer pour son petit-déjeuner. Votre système nerveux réagirait dans la minute pour tenter de vous sauver la vie.

Ce qui arrive, c’est que votre sang est alors détourné de votre système digestif pour être redirigé vers vos muscles. Vous commencez à respirer plus vite et bruyamment et votre cerveau carbure à plein régime, parce qu’à cette seconde même, vous devez prendre une décision. Grimper à l’arbre le plus proche? Attraper ce gros bâton et combattre le tigre? Ou sauter dans la rivière et nager jusqu’à l’autre rive?

Et cette seconde-là peut faire toute la différence entre prendre son petit-déjeuner ou être pris pour petit-déjeuner. Alors vous réfléchissez très rapidement, sautez dans la rivière, nagez jusqu’à l’autre rive et la gravissez (en espérant que le tigre ne vous a pas suivi) pour vous affaisser avec un gros ouf!

L’urgence est terminée et il se pourrait qu’une telle situation ne se reproduise pas avant des jours et des jours. C’est super parce que la rapidité avec laquelle votre système nerveux a réagi vous a permis de vous en sortir. Mais aujourd’hui, les choses sont complètement différentes. Notre système nerveux ne s’est pas entièrement adapté au 21e siècle.

Donc, à la ménopause, deux problèmes principaux se posent. Le premier, c’est qu’à partir du moment où les hormones commencent à changer, cela impose un stress au système nerveux. Et même si votre ménopause se passe bien, le stress est présent jusqu’à un certain point.

Ajoutez-y toutes les situations stressantes quotidiennes que nous les femmes, vivons, alors notre système nerveux est continuellement sollicité. Et parce que ce système est régulièrement soumis à un stress, il devient beaucoup plus sensible et réagit exagérément à absolument tout.

Votre réveil se met à sonner et vous vous réveillez en sursaut. Déjà votre système nerveux est en mode « lutte ou fuite ». Vous courez en tous sens pour vous préparer à aller au travail. Vous devez penser à votre petit déjeuner. Vous ne trouvez plus vos clés de voiture. Vous avez peur d’être en retard. Vous êtes pris dans un embouteillage. Le patron vous crie après au travail. Vous revenez à la maison. Vous avez une tonne de repassage à faire et tout le monde vous demande de faire quelque chose.

Par conséquent, votre système nerveux est fondamentalement sur la ligne de feu toute la journée. Il ne connaît pas de répit ne serait-ce que pour une seconde, encore moins pour quelques jours. Et cela continue jour après jour, semaine après semaine, mois après mois et année après année; c’est alors que le problème de poids autour de la taille se pose.

Revenons à l’époque où nous traversions la rivière pour échapper au tigre aux dents de sabre; notre corps réagissait de façon intelligente. Il se disait « Waouh, il m’a fallu énormément d’énergie pour courir et nager jusqu’à l’autre rive. Je dois refaire le plein d’énergie parce que si je me retrouve dans la même situation, je dois pouvoir réagir rapidement et être assez rapide ».

Le rôle du cortisol

L’organisme libère une substance chimique appelée cortisol. Cette hormone a toutes sortes de fonctions, certaines d’entre elles pouvant également interférer avec la ménopause. Et l’un des effets qu’a le cortisol à cet égard est qu’il donne faim et pousse à manger des sucreries.

Maintenant, si nous revenons à notre exemple du tigre aux dents de sabre, cela s’explique, car il fallait reconstituer très rapidement les forces perdues. Sauf qu’à cette époque, quand on avait envie d’aliments sucrés, on cherchait des baies et des fruits et on essayait de trouver le plus de nourriture possible les jours suivants pour refaire le plein d’énergie.

Mais de retour à notre époque, étant donné que notre système nerveux ne connaît pas de repos, nous produisons du cortisol presque tout le temps. Si bien que nous avons toujours faim. Nous avons toujours envie de sucreries et comme il n’y a pas de pénurie de nourriture, on en a pratiquement sous la main 24 heures par jour. Alors on a tendance à manger beaucoup plus d’aliments sucrés, et pas seulement des baies et des fruits, mais des biscuits et des gâteaux et tout ce qui contient du sucre. Et c’est ainsi que le poids commence à s’installer.

L’autre chose qui arrive est que le corps se dit : « Ces situations d’urgence se produisent constamment, alors je dois avoir une réserve d’énergie à laquelle accéder très rapidement en cas de besoin ». Et l’endroit le plus facile où stocker cette réserve est la région médiane. Alors le corps commence à accumuler une couche de graisse dans la paroi abdominale et c’est de cette façon qu’un pneu commence à se former à la taille.

Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas

Le problème, c’est que les méthodes d’amaigrissement habituelles, comme l’exercice et la réduction des calories, ne marchent tout simplement pas, parce que vous êtes dans cet état constant d’urgence. Si vous réduisez votre apport en calories, le corps se dit : « Je ne reçois pas de nourriture. À l’aide, c’est une autre urgence! » Et si vous décidez alors de faire du sport et que vous vous entraînez comme une malade, le corps se dit « Waouh, j’utilise une quantité terrible d’énergie! »

Non seulement l’organisme ne reçoit pas suffisamment de calories, mais il brûle trop d’énergie, alors le corps se dit : « Il s’agit d’une autre urgence. Je vais ralentir le métabolisme. » Et c’est ce qui se produit. Alors vous finissez par prendre plus de poids même si vous réduisez les calories et faites de l’exercice.

D’ailleurs, une femme m’a contacté parce qu’elle continuait à prendre du poids même si elle suivait un régime à 800 calories par jour et consacrait une heure par jour, cinq jours par semaine à s’entrainer. Et c’est pourquoi les méthodes habituelles ne fonctionnent tout simplement pas. Alors j’espère que mon explication a été claire. Mais alors, que peut-on effectivement faire pour remédier à cette situation?

Comment venir à bout de cette graisse abdominale récalcitrante

On doit utiliser la ruse et d’une certaine manière, apprendre à tromper l’organisme. Pour commencer, le plus important, c’est de gérer le stress. On doit soutenir le système nerveux de façon qu’il ne s’emballe pas et fasse vraiment une pause.

Prenez un supplément de magnésium et mangez des aliments riches en magnésium
En particulier pour celles d’entre vous qui nous ont écoutés la semaine dernière, la principale priorité consiste à prendre beaucoup de magnésium. Prenez des suppléments ou incorporez beaucoup d’aliments riches en magnésium à votre alimentation. Vous pouvez également prendre un supplément de vitamine B.

Réduisez le stress sur votre système nerveux
Recherchez les plantes calmantes. Il existe un produit du nom d’Avenaforce, qui constitue un remède très doux contre le stress. Vous pouvez aussi utiliser la passiflore. Si vous vous sentez légèrement déprimée et que vous ne prenez pas d’autres médicaments, vous pouvez essayer le millepertuis. L’action légère de cette plante vous aidera à retrouver un bon moral.

Certains aliments peuvent solliciter votre système nerveux, comme le café, les boissons gazeuses, l’alcool et les aliments salés et sucrés. Tous ces produits déclenchent une réaction rapide du système nerveux, ce qui ne fait qu’aggraver le problème, alors essayez de les éviter. Toute aussi importante pour votre système nerveux, n’oubliez pas votre relaxation quotidienne. Donnez à votre système nerveux le répit dont il a besoin.

Essayez de vous mettre en veilleuse pendant 30 minutes. Pas de téléphone, pas de télévision, pas de bavardage, détendez-vous simplement en écoutant de la musique. Cela peut faire toute la différence. Des études ont montré que 30 minutes de relaxation adéquate peuvent réduire de façon considérable le niveau de cortisol, aussi est-il très important de l’intégrer dans votre régime de vie quotidien.

Mangez bien sans réduire les calories
Ensuite, vous devez bien manger. Ne réduisez pas les calories, cela ne sera d’aucune utilité. Il faut leurrer l’organisme en lui faisant croire qu’il ne manque pas de nourriture. Essayez un régime hyperprotéiné et réduisez les glucides qui ont tendance à faire grossir. Mangez beaucoup de légumes et un peu de fruits, ainsi que des noix et des graines – en d’autres termes, ayez une alimentation saine.

N’oubliez pas de prendre des en-cas; encore une fois, vous voulez que votre corps pense qu’il y a abondance de nourriture. Optez pour des collations saines : des noix et des graines, un petit peu de fruits secs, des fruits frais comme une poire ou une pomme, ou encore du yogourt. Alors mangez sainement, mais consommez suffisamment de calories chaque jour et prenez des collations, car elles sont très importantes pour maintenir le bon équilibre de votre système nerveux.

Faites le bon type d’exercice
Pendant la ménopause, il est très important de faire le bon exercice. Vous devez conserver des articulations souples et des muscles forts. Mais si vous avez un pneu autour de la taille, faire une tonne d’exercices intenses pendant des heures ne sera d’aucune utilité.

La meilleure chose à faire est de rester active toute la journée : marcher, monter les escaliers en courant, faire de brèves séances d’exercices. Une forme d’exercice qui émerge aujourd’hui est l’entraînement fractionné de haute-intensité, sur lequel il se fait beaucoup de recherche, et qui semble donner de très bons résultats pour pratiquement tout le monde. Il consiste à faire des exercices énergiques, à se donner vraiment à fond, mais seulement pour quelques minutes à la fois.

Si vous faites de l’exercice de cette façon, vous ne donnez pas l’occasion à votre corps de se dire qu’il « fait trop d’exercice ». Alors, l’entraînement fractionné de haute-intensité peut être vraiment efficace. Il existe d’innombrables DVD sur la question sur le marché; j’en ai quelques-uns qui sont très bons. Commencez par faire 20 minutes d’exercice au saut du lit, puis plus rien pendant le restant de la journée. Vous pouvez poursuivre vos activités journalières et même avoir du temps pour vous détendre en soirée au lieu d’aller courir sur un tapis roulant.

Certaines choses à surveiller

J’espère que cet exposé vous a mis sur la bonne voie pour gérer la graisse abdominale. Toutefois, vous devez faire attention à ce qui suit : si vous essayez ce régime et constatez qu’il n’a aucun effet, je vous recommande de vérifier certaines choses auprès de votre médecin.

Demandez-lui de vérifier votre taux de glycémie. Le prédiabète et le diabète peuvent survenir à la ménopause même si vous prenez correctement soin de vous et suivez un régime alimentaire sain.

Prendre du poids autour de la taille peut être l’indication d’un déséquilibre glycémique. Consultez également votre médecin si vous avez l’impression d’avoir pris du poids du jour au lendemain, car cela pourrait indiquer une baisse de la fonction thyroïdienne, une autre préoccupation majeure à la ménopause.

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