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Pour cultiver sa santé!

Qu’est-ce donc que l’effet Eurêka? 

par Sonia Chartier, le 26 janvier 2017, Mémoire et concentration, Stress et sommeil
l’effet Eurêka

co-écrit par Rick Olazabal, B.Sc., BN

Le mot Eurêka évoque souvent un trait de génie ou une découverte majeure.

Mais qu’en est-il du sens d’Eurêka dans notre vie de tous les jours? N’avez-vous pas déjà connu cette sensation incroyable, lorsque soudain tout s’éclaire dans votre esprit et que la solution à un problème épineux devient évidente?

Vous souvenez-vous du jour où vous avez enfin compris les théorèmes du calcul différentiel et intégral au collège? Ou lorsque vous avez réussi pour la première fois à faire votre déclaration de revenus sans vous arracher les cheveux?

Ces modestes victoires sont vos petits Eurêkas personnels – autant de moments « aha »! ou moments de grâce parfaitement subjectifs. Aujourd’hui, nous allons explorer brièvement les moyens d’optimiser votre bien-être (et votre fonction cérébrale) afin que vous ayez de plus en plus de ces moments Eurêka!

Mais que signifie Eurêka au juste?

Notre bon ami Internet nous apprend que le mot « Eurêka » (« J’ai trouvé », en grec ancien) est une interjection utilisée pour souligner une découverte ou une invention. L’histoire veut que ce soit le cri poussé par le grand savant et mathématicien Archimède lorsqu’il découvrit son fameux principe (c’est-à-dire la force particulière que subit un corps plongé dans un fluide).

Si son nom ne vous dit rien, je vous recommande de jeter un coup d’œil à sa page Wikipédia; la feuille de route de ce génie de l’Antiquité est plus qu’impressionnante.

Comment fonctionne le cerveau au moment de l’« illumination »? 

Plusieurs théories ont été mises de l’avant et plusieurs études ont été menées pour tenter d’expliquer les mécanismes du cerveau au moment où « la lumière se fait ». Des électroencéphalogrammes permettent d’identifier des zones d’activité cérébrale lors de tâches spécifiques mobilisant toutes les ressources cognitives. Les chercheurs ont également examiné les zones d’activité cérébrale pendant le sommeil.

Si ces études ont mis au jour plusieurs facteurs pouvant expliquer l’effet Eurêka, il n’a pas été possible toutefois d’y associer une région particulière du cerveau. Il semblerait que ce processus se déroule dans plusieurs parties du cerveau à l’intérieur d’une période donnée.

En quoi la mémoire joue-t-elle un rôle?

L’effet Eurêka n’a pas nécessairement un impact sur la mémoire, mais c’est plutôt celle-ci qui influence le processus de la découverte. Pendant le sommeil, le cerveau est davantage en mesure de consolider tout ce que vous avez appris (ou acquis d’une manière ou d’une autre) durant la journée et de l’emmagasiner dans votre mémoire, pour que vous puissiez vous en servir plus tard (fonction de « rappel »).

Lorsque le cerveau effectue ce travail de consolidation, il le fait de manière organisée, pour faciliter la récupération de l’information. Les choses se mettent en place et, le cas échéant, lorsque vous repensez à un problème ou une situation, bingo, Eurêka! : soudain, la lumière jaillit et tout prend son sens.

Le stress affecte-t-il ce processus?

Le hic avec le stress, c’est qu’il peut avoir des répercussions sur les moindres aspects de la santé. Il peut notamment vous empêcher de dormir, ce qui risque de nuire à la consolidation mnésique de l’information. Si vous êtes en train d’apprendre une tâche, vous n’arriverez peut-être pas à l’assimiler correctement. Pendant les heures de veille, si vous êtes sous l’influence du stress, vous aurez probablement l’esprit ailleurs et il vous sera plus difficile de vous concentrer sur votre apprentissage.

Tout cela détourne vos ressources intellectuelles de ce à quoi vous devriez consacrer toute votre attention; votre matière grise est plutôt monopolisée (et gaspillée!) par vos vilains stresseurs et vos chances d’avoir un moment « aha! » s’amenuisent d’autant. Par contre, si ce stress est associé à une relation qui bat de l’aile, que vous réalisez qu’il vaudrait mieux y mettre un terme et que cela vous remplit d’une joie nouvelle… ça y est, vous venez d’avoir un autre moment Eurêka!

Comment faire pour améliorer notre fonction cérébrale?

Le meilleur moyen d’améliorer le fonctionnement du cerveau (capacités cognitives, mémoire, etc.) c’est de faire de l’exercice. Alors, bougez! Nul besoin d’aller vous épuiser au gym; il suffit de pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique, tous les jours. Vous ne perdrez peut-être pas de poids, mais votre cerveau et votre cœur ne s’en porteront que mieux à long terme.

Bien que le cerveau ne soit pas un muscle, il est quand même possible de le « muscler » afin de le rendre plus performant. Le secret est de maintenir un bon niveau d’activité sur le plan cognitif. Pour cela, on fait des jeux de lettres ou des jeux de reconnaissance spatiale; il existe des centaines d’activités du genre sur Internet, et autant d’applications que vous pouvez télécharger sur votre téléphone ou votre tablette.

Si vous voulez à tout prix essayer un nootrope (c’est-à-dire un médicament qui améliore la performance cérébrale ou le rendement intellectuel), je vous recommande d’en parler d’abord à votre médecin ou à un docteur en naturopathie agréé avant de vous lancer dans une aventure qui pourrait au mieux vous apporter des avantages très limités à fort prix, et au pire avoir des effets néfastes pour votre santé.

Cela dit, l’extrait de Ginkgo biloba est un produit naturel utilisé depuis des siècles pour son effet tonique pour le cerveau et stimulant pour la circulation. Une autre mise en garde toutefois : certaines personnes ont une sensibilité, voire une allergie au ginkgo. Là encore, il est essentiel de consulter un professionnel de la santé qualifié.

D’autres plantes ont fait leurs preuves pour réduire le stress et améliorer la fonction cérébrale, notamment la racine de réglisse (veillez à bien vous hydrater et à régénérer vos électrolytes, et abstenez-vous d’en prendre si vous souffrez d’hypertension); le ginseng de Sibérie; l’ashwagandha; la passiflore; l’astragale et le reishi. Toutes sont des plantes adaptogènes qui aident à moduler la réaction au stress.

En terminant, souvenez-vous qu’il n’existe pas de potion magique ni de substance miracle. Le mieux est encore de bouger davantage, de socialiser davantage, de lire davantage… Eurêka!

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