Capsules fraîcheur Ménopause: Quand la ménopause vient perturber la glycémie

Bonjour et bienvenue à une autre édition des Capsules Fraîcheur Ménopause d’A.Vogel. Aujourd’hui, nous allons parler de la glycémie. Si vous avez suivi nos capsules depuis un certain temps, vous savez que je souligne souvent l’importance de contrôler la glycémie au moment de la ménopause. Nous allons examiner cette question un peu plus en détail.

Ménopause | Santé des femmes


Mackie Vadacchino
@AVogel_ca


30 juillet 2018

Qu’est-ce que le contrôle glycémique?

Le sucre, ou glucose, est en fait le carburant dont le cerveau a besoin pour fonctionner, d’où l’importance de maintenir un niveau de glucose constant dans le sang. Malheureusement, ce taux a parfois tendance à baisser. Imaginez que vous roulez en voiture et que le niveau d’essence de votre réservoir commence à diminuer sérieusement. Vous entendrez peut-être un léger bip et une petite lumière se mettra à clignoter sur votre tableau de bord. Si vous ignorez ces avertissements et continuez à rouler, d’autres bips se feront entendre et d’autres lumières s’allumeront, et finiront par être activés en permanence. À ce point, vous vous direz (avec raison) qu’il vaut mieux agir sans attendre, sinon vous risquez la panne sèche. C’est la même chose pour votre taux de sucre sanguin : s’il devient trop bas, votre corps vous envoie un signal pour vous dire qu’il est temps de manger quelque chose.

Que se passe-t-il quand la glycémie est basse?

Un taux de sucre sanguin trop bas peut être dû au fait que vous ne mangez pas suffisamment. C’est souvent ce qui se produit à cette période de l’année, où plusieurs d’entre nous se mettent au régime pour l’été. Parfois on saute des repas, ou bien on ne mange pas les aliments qu’il faudrait, ou encore on attend trop longtemps avant de prendre le repas suivant.

Le corps humain est bien fait, car il est capable de nous envoyer des signaux pour nous rappeler de manger. On ressent tout simplement la faim et, en général, on remédie rapidement à la situation; ce besoin de manger peut aussi prendre la forme de fringales de sucre. Toutefois, si on ignore les signaux, qu’on est trop occupé par autre chose ou qu’on n’a rien à se mettre sous la dent, notre glycémie ne fera que baisser davantage et notre corps nous enverra un signal encore plus pressant. C’est là que le système nerveux se met parfois de la partie.

Votre système nerveux et la ménopause

Le problème, c’est que le système nerveux est déjà mis à rude épreuve et peut devenir hyper-réactif pendant la ménopause. Alors au lieu d’être sensible et de nous rappeler gentiment qu’il faudrait manger quelque chose, il perd les pédales et déclenche plutôt des symptômes semblables à ceux de la ménopause, par exemple des bouffées de chaleur, de l’anxiété, des crises de panique et parfois même des palpitations. En ce qui me concerne, quand ma glycémie pique du nez, je deviens de mauvaise humeur et très, très facilement irritable. Lorsque ça m’arrive, je sais que ça veut dire : « il faut que tu manges ». Évidemment, en pareille situation, le réflexe de n’importe qui serait de manger ou de boire immédiatement quelque chose.

Montée en flèche de la glycémie

À ce stade, l’organisme met toute l’énergie du désespoir à faire remonter sa glycémie; c’est ce qui explique les rages de sucre ou les envies féroces de café. Effectivement, l’un et l’autre font très vite grimper le taux de sucre et on se dit : « Comme ça fait du bien... je me sens beaucoup plus calme. » Mais malheureusement, le résultat dépasse l’effet escompté, et le système nerveux s’en mêle à nouveau : « Les choses sont allées trop loin. Il faut ramener tout ça à la baisse. »

Un mécanisme se met alors en branle pour retirer le glucose du sang; la glycémie redevient trop basse, et c’est le retour à la case départ. Tous les symptômes reviennent à la charge, et votre corps vous dit : « ma parole, il me faut autre chose, et vite ». Au final, vous vous retrouvez dans des montagnes russes qui se succèdent en boucle, sans issue possible. Votre glycémie passe d’un extrême à l’autre, déclenchant au passage les fameux symptômes de ménopause.

Ce que vous pouvez faire

Rassurez-vous, vous avez un certain pouvoir sur la situation, à condition de prendre de bonnes habitudes.

  1. Évitez le sucre et la caféine. D’abord et avant tout, si vous avez des fringales, quelles qu’elles soient, essayez d’éviter le sucre et la caféine. Tous deux sont les principaux responsables d’une montée trop rapide de la glycémie. Un substitut de café peut vous aider à atteindre cet objectif.
  2. Planifiez vos repas. Pour éviter de vous retrouver en situation d’urgence, faites preuve de prévoyance. Assurez-vous que vous aurez toujours de quoi prendre un repas équilibré au moment opportun de la journée.
  3. Consommez de bons gras et des protéines. Mangez en quantité suffisante, et veillez à inclure dans votre alimentation quotidienne beaucoup de protéines et de bons gras. Je sais, plusieurs d’entre vous se mettent à paniquer chaque fois que je rappelle l’importance de manger suffisamment de bons gras. La vérité, c’est que les bons gras et les protéines vous aideront à stabiliser votre glycémie bien plus que n’importe quel aliment sucré.
  4. Prenez des collations santé entre les repas. Il existe d’innombrables collations peu caloriques qui sont à la fois délicieuses, saines et nourrissantes. N’hésitez pas à en prendre deux ou trois par jour, entre les repas.

Que faire si vous avez une envie incontrôlable de sucre?
Songez alors aux fruits séchés. Ils ont de nombreuses qualités : ils donnent de l’énergie, regorgent de vitamines et de minéraux, et contiennent beaucoup de fibres, un atout à ne pas négliger pour la santé de votre système digestif.

Les abricots non sulfurisés, tendres à souhait, sont excellents et se digèrent très lentement.

Les figues sont également un très bon choix. En plus de favoriser la régularité intestinale, elles possèdent une teneur élevée en magnésium et en calcium, ce qui leur procure une réelle valeur ajoutée.

Autre suggestion savoureuse : les dattes Medjool. Elles aussi contiennent des fibres, de même que du fer, et elles sont vraiment très, très sucrées. Mais paradoxalement, elles n’ont pas d’effet drastique sur la glycémie; elles ne feront augmenter votre taux de sucre sanguin que tout doucement. Si vous affectionnez les collations sucrées, celle-là est véritablement pour vous.

Baisse de la glycémie durant la nuit

Une fringale peut survenir à toute heure, mais en pleine nuit, on n’a pas nécessairement envie de se lever pour chercher quelque chose de bon à grignoter. Si votre glycémie chute en pleine nuit, votre système nerveux réagira encore une fois en sursaut, au point parfois de vous réveiller. Vous constaterez peut-être que votre cœur bat plus fort. Ou vous sentirez une vague d’anxiété vous envahir. On encore, vous éprouverez très soudainement d’intenses bouffées de chaleur ou sueurs nocturnes. Toutes ces manifestations sont bien souvent le signe que vos taux de sucre ont sérieusement dégringolé pendant que vous dormiez.

Le hic, c’est qu’une fois que votre système est pris dans cet engrenage, vous vous retrouvez en mode « fuite ou combat ». Alors que vous devriez être dans les bras de Morphée, vous avez le cœur qui débat, vous n’arrivez plus à vous rendormir, votre corps vous réclame de lui donner quelque chose à manger... et vous vous demandez que faire.

Comment éviter le piège

Si ce scénario vous est familier, pourquoi ne pas essayer de changer le cours de l’histoire, avant d’aller au lit? Il ne s’agit évidemment pas de prendre un gros repas, ce qui exigerait un effort indu de la part de votre système digestif, tout comme de votre foie – rien pour vous aider à dormir! Songez plutôt à une bonne petite collation, 30 à 60 minutes avant de vous coucher. Ce pourrait justement être une petite poignée de fruits séchés, de graines ou de noix, ou encore un peu de yogourt grec bio (nature) accompagné de quelques petits fruits frais. Les baies sont reconnues pour libérer des sucres très, très lentement dans la circulation sanguine.

Vous pourriez même prendre une galette d’avoine avec du beurre d’arachides ou du beurre de noix. Oubliez les galettes de riz ou les craquelins, qui se digéreront très vite et qui vous apporteront une dose de sucre trop rapide. Ce genre de produits est à éviter, en particulier le soir. Essayez quelques-unes de nos suggestions et voyez si les choses s’améliorent. Je serais curieuse de savoir si le seul fait de modifier vos collations, vos repas et peut-être votre petit en-cas de fin de soirée a un impact positif sur vos symptômes. N’hésitez pas à me tenir au courant.

À surveiller

Une petite mise en garde s’impose cependant. Il arrive parfois que les fluctuations hormonales déclenchent le diabète chez certaines femmes. Si vous constatez que vous avez de très fortes rages de sucre et que vous avez toujours soif, il est impératif d’en parler à votre médecin.

Un dernier petit conseil

Les fringales d’aliments sucrés sont souvent l’indice de faibles taux de magnésium ou de vitamine C; la prise de suppléments vous aidera alors à atténuer vos symptômes. Si vous n’arrivez pas à contrôler vos envies de chocolat ou d’autres sucreries, le chrome en comprimés pourrait s’avérer d’un grand secours.

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