Quelle quantité d’alcool ne pas dépasser pendant la périménopause?

L’alcool vous fait-il plus rapidement d’effet qu’auparavant? Vos gueules de bois sont-elles pires? Les symptômes se déclenchent-ils après que vous ayez un peu trop bu?

Ménopause et Périménopause | Santé des femmes


Mackie Vadacchino
@AVogel_ca


16 novembre 2019

Pour nombre d'entre vous, la période de fin d'année est synonyme de fêtes, de réunions de famille, de soirées avec des collègues et de sorties avec des amis que vous n'avez peut-être pas vus depuis un bon bout de temps.

Et s'il y a une chose qu'ils ont tous en commun, c'est bien l'alcool. C'est dans notre culture; pour bien des gens, célébrer sans un peu d'alcool n'est pas tout à fait pareil. L'ennui c'est que, pour les femmes en période de périménopause ou de ménopause, l'alcool peut être un problème.

L'alcool peut-il avoir une incidence sur les symptômes de périménopause?

Certainement. Trop d'alcool peut déclencher des bouffées de chaleur, entraîner un sommeil de mauvaise qualité et affecter l'humeur. Il peut aussi détruire vos nutriments, en particulier le calcium et le magnésium, dont vous avez un grand besoin pendant la périménopause et la ménopause.

L'alcool peut affecter les jointures et augmenter les douleurs articulaires, qui sont déjà épouvantables dans les meilleures conditions. De plus, l'alcool déshydrate. Celles d'entre vous qui me suivent depuis un moment savent que la déshydratation joue un grand rôle dans les nombreux symptômes que vous pouvez ressentir pendant la périménopause. Autrement dit, vous devez vraiment éviter d'être déshydratée.
Beaucoup de femmes qui sont en périménopause et en ménopause me disent qu'elles ne peuvent pas boire autant qu'elles le faisaient auparavant sans en subir les conséquences. Certaines femmes, que cela rend vraiment malades, doivent cesser de boire complètement, tandis que d'autres deviennent éméchées ou même s'enivrent plus rapidement qu'avant. Il se peut également que vous ayez plus la gueule de bois et qu'il vous faille plus de temps pour récupérer le lendemain.

Quelle quantité d'alcool pouvez-vous boire pendant la périménopause?

Quelle est la quantité maximale d'alcool à consommer? Très souvent, nous n'en avons aucune idée. Vous allez au restaurant ou rencontrez une amie à un bar et quelqu'un met un verre en face de vous et vous ne pouvez pas dire si c'est un verre ou deux; vous n'y faites même probablement pas attention.
Les Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada recommandent un maximum de 10 verres par semaine pour les femmes, et au plus 2 verres par jour la plupart des jours de la semaine. Mais qu'est-ce qu'un « verre »?

Qu'est-ce qu'un verre standard?

Un verre standard (ou unité d'alcool) équivaut à :

  • 342 ml (12 oz) de bière, cidre ou « coolers » (vins-soda ou spiritueux-soda) avec un taux d'alcool de 5 %
  • 142 ml (5 oz) de vin avec un taux d'alcool de 12 %
  • 43 ml (1,5 oz) d'alcool distillé (whisky, rye, gin, rhum, etc.) avec un taux d'alcool de 40 %

Par exemple, un verre de vin de taille moyenne ou grande peut équivaloir à deux unités d'alcool ou plus. Autrement dit, un verre standard est probablement beaucoup plus petit que vous ne pensez, si bien que vous risquez de boire trop d'alcool sans même vous en rendre compte.

Comment mieux boire pendant la périménopause et la ménopause

Peut-on vraiment mieux boire? Oui, c'est possible.
Buvez avec modération
Connaissez votre limite. Ironiquement, plus vous buvez, plus votre volonté et votre détermination diminuent, si bien que vous n'arrivez pas à dire non.
Si vous sortez en groupe, vous pouvez peut-être vous mettre d'accord pour vous surveiller mutuellement afin que personne ne boive plus qu'elle ne le devrait. L'union fait la force, alors cela peut marcher.
Évitez de boire avec excès : étalez vos 10 unités sur la semaine
Si vous prenez quatre unités d'alcool en l'espace de deux heures—ce qui peut sembler aussi inoffensif que de prendre deux verres de vin de taille moyenne—vous tombez dans l'excès!
Étalez votre consommation d'alcool. Par exemple, prenez un verre d'alcool puis faites-le suivre d'un jus de fruit pétillant. Non seulement cela vous permettra de mieux vous contrôler, mais ça vous fera boire de l'eau afin de prévenir la déshydratation.
Passez plusieurs jours sans boire
Si vous le pouvez, décidez de certains « jours secs » pendant les fêtes, où vous ne boirez pas une goutte d'alcool. Cela peut être parfois difficile, surtout si vous faites partie des chanceuses dont le programme d'activités sociales affiche complet pour le mois, mais cela vaut la peine d'essayer.
Plus l'alcool est pur, meilleur il est
Gardez les choses pures si vous le pouvez, et on ne parle pas ici de « pur » dans le sens de « non dilué ». Sachez que bon nombre des symptômes que vous présentez sont attribuables à des produits chimiques plutôt qu'à l'alcool lui-même. Ainsi, par exemple, si vous buvez du vin, optez pour la qualité supérieure ou pour du vin biologique : vous découvrirez peut-être que vous avez moins d'effets négatifs que si vous aviez pris un produit meilleur marché.
Faites attention aux mélanges à cocktails
Ce que je viens de dire précédemment concernant les produits chimiques s'applique ici aussi. Si vous buvez des cocktails, faites attention aux mélanges. Ces préparations sont des mélanges tout faits, non alcoolisés, que l'on utilise dans les cocktails. Il s'agit souvent d'une combinaison de sucre, de saveurs et d'édulcorants artificiels, une combinaison particulière d'ingrédients qui peut déclencher des symptômes comme des bouffées de chaleur et des palpitations cardiaques, sans parler d'une vilaine migraine le lendemain matin. Alors n'en abusez pas et choisissez les plus naturelles si vous le pouvez.
Envisagez d'autres choix sans alcool
Recherchez des boissons sans alcool. Le problème, par contre, c'est que nombre d'entre elles contiennent du sucre, alors commencez par faire quelques recherches : cela ne sert à rien de renoncer à l'alcool, puis de passer la soirée à consommer des boissons très sucrées, qui peuvent finir par vous causer tout un éventail de symptômes semblables à ceux que vous avez quand vous buvez de l'alcool.
Buvez beaucoup d'eau
N'oubliez pas, faire suivre chaque verre d'alcool d'un verre d'eau peut aider énormément à diminuer la déshydratation et les effets secondaires déplaisants associés à la consommation d'alcool.
Ne buvez pas l'estomac vide
Mangez d'abord, buvez ensuite. Ce conseil est très important, surtout avant que vous ne sortiez. Lorsque vous allez à une fête, en particulier si vous y allez directement du travail, lorsque vous y arrivez, vous êtes littéralement affamée, si bien que vous allez probablement trop manger. Mais si vous n'avez pas encore mangé et que quelqu'un vous tend un verre au moment où vous arrivez, ce verre va vous tomber dessus comme une tonne de briques. Alors, que vous vous y rendiez directement du bureau ou partiez de la maison, cela vaut la peine de manger ne serait-ce qu'un petit yogourt juste avant de partir.
Ne buvez pas juste avant de vous coucher
Même si prendre un verre peut vous aider à vous assoupir, il peut aussi vous plonger dans un sommeil très profond.
Cela peut sembler une bonne chose, mais ce n'est pas le cas. Cela nuit au sommeil paradoxal, ce qui veut dire que vous vous réveillez sans être suffisamment reposée et faites peser un stress sur votre pauvre foie, au point de vous réveiller quelque part entre 1 heure et 3 heures du matin.

Soutenez votre foie

Pensez aux préparations à base de plantes comme Complexe Digestion pour soutenir votre foie. Une dose journalière pendant la période des fêtes peut fournir à votre foie une aide précieuse.

En conclusion...bien qu'il y ait à coup sûr des côtés négatifs à boire de l'alcool pendant les fêtes, vous n'avez pas à l'éviter complètement. Nous savons que la périménopause peut être pénible par moments, alors c'est agréable de pouvoir profiter un peu en prenant quelques verres—c'est un des petits plaisirs de la vie.
Gardez seulement ces conseils en tête. Essayez de ne pas boire trop et prenez le temps de savourer vraiment ce que vous buvez. Soyez consciente du fait que, à cause de tous les effets de l'alcool, vos symptômes de périménopause ou de ménopause peuvent s'aggraver dans les prochains jours ou en déclencher d'autres que vous pensiez avoir maîtrisés.
C'est sûr, il y a un petit prix à payer pour le fait de boire, mais prenez du plaisir quand même!

Référence:
https://www.ccsa.ca/sites

 

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